Mais pourquoi la Chine construit-elle des îles en pleine mer ?
Arezki Amarouche
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Après la levée de boucliers de ses voisins et des Etats-Unis quant à la construction d'une nouvelle île au milieu de la mer de Chine, les responsables chinois se sont justifiés en prétextant qu'elle servirait uniquement à de "meilleures prévisions climatiques".
Au cours des deux dernières années, la Chine a pris le contrôle de plus de 2.000 hectares de terre, en mer, dédiés à des pistes d'atterrissages et à des héliports par exemple. Mais concernant la construction de cette base - non loin des îles tant contestées de Spartleys -, les critiques fusent. Pour certains, c'est surtout une revendication territoriale de Pékin, et qui de surcroît, pourrait servir de base pour les opérations militaires contre leurs rivaux potentiels.
"Nous ne pouvons pas accepter cette façon d'agir", a déclaré le porte-parole du gouvernement japonais Yoshihide Suga, exprimant les "sérieuses inquiétudes" du Japon.
D'autre pays, ayant des revendications sur les territoires de mer de Chine du Sud, ont récupéré des terres pour agrandir les îles qu'ils occupent déjà, mais la Chine reste le seul pays à avoir créé de nouvelles îles de toutes pièces, pour un usage pas nécessairement civil, comme l'avoue sans détours l'ambassadeur de Chine aux Etats-Unis, dans un entretien avec le Wall Street Journal :
À travers son opération nommée "grande muraille de sable", "Pékin espère affirmer de façon permanente sa souveraineté sur ces morceaux de rochers et de coraux, et, au final, sur la majeure partie de la mer elle-même", selon le magazine Slate.fr.
Et l'ambition du projet ne cesse de croître. La semaine dernière, un porte-parole officiel du projet a déclaré que, après la remise en état des terres, les installations reprendront : "Nous allons commencer la construction d'installations pour répondre aux exigences fonctionnelles pertinentes."
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Jean-Vincent Brisset, général de brigade aérienne et directeur de recherche à l'Iris, exposait son analyse de la situation dans un entretien au journal Atlantico publié le 29 mai.
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