Mer Noire : un navire de céréales qui se dirigeait vers un port ukrainien a sauté sur une mine
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Le navire se dirigeait vers un port du Danube. (Photo d'illustration).
IMAGO/EST&OST via Reuters Connect
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Le navire se dirigeait vers un port du Danube. (Photo d'illustration).
IMAGO/EST&OST via Reuters Connect
Alors qu'il se dirigeait vers un port ukrainien, un navire commercial battant pavillon panaméen a sauté sur une mine. C'est ce qu'ont indiqué, ce jeudi, les gardes-frontières ukrainiens, sans préciser le jour de l'incident.
« Le vaisseau a perdu le contrôle de sa trajectoire et un feu s'est déclaré sur le pont supérieur », a-t-il encore été précisé par le commandement militaire ukrainien du Sud sur l'application de messagerie Telegram. Des remorqueurs ont été envoyés vers le navire pour le raccompagner au port.
« Deux marins ont été blessés. L'un d'entre eux a été soigné sur place, tandis que l'autre a été transporté à l'hôpital le plus proche pour un examen plus approfondi. Son état est satisfaisant », ont précisé les gardes-frontières.
Il intervient alors qu'existent déjà d'importantes craintes quant aux risques liés au transport de céréales en mer Noire. Et ce après une frappe ukrainienne ayant touché un navire de débarquement russe mardi dernier, l'armée le suspectant de transporter des drones iraniens. Cet épisode « relance la thématique des risques géopolitiques en mer Noire qui s'était dissipée ces dernières semaines », expliquait ainsi Sébastien Poncelet du cabinet Agritel (groupe Argus media).
dénonce une intensification des attaques russes sur les infrastructures portuaires et les exportations de marchandises depuis mi-juillet,
après avoir mis fin à l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes en mer Noire.Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Kiev a depuis mis en place une route alternative qui longe les rives occidentales de la mer Noire mais affirme que les forces russes déposent régulièrement des engins explosifs dans cette région.
Or, la zone représente un enjeu essentiel pour les exportations de céréales de l'Ukraine, dont les forces ont réussi ces derniers mois à éloigner les navires russes du sud-ouest de la mer Noire.
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De quoi faire grimper le prix du blé notamment. C'est en effet ce qu'il s'est produit de manière temporaire en cette période pourtant de calme sur les marchés. Ainsi, alors que les échanges sur le marché physique sont « quasiment au point mort », en plein cœur de la saison des fêtes, des fonds d'investissement ont, face au regain de tensions, racheté des contrats sur les marchés à terme du blé et du maïs pour couvrir des paris à la baisse effectués depuis la récolte abondante de cet été, a indiqué Sébastien Poncelet. En conséquence, le blé de variété SRW sur l'échéance de mars, le plus échangé, a bondi mardi de plus de 3%, à la Bourse de Chicago, avant de se tasser mercredi. Sur Euronext, fermé lundi et mardi, le prix du blé a rouvert mercredi en hausse avant de repartir à la baisse, évoluant aux alentours de 221 euros la tonne.
(Avec AFP)
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