Otan : les quatre défis de Mark Rutte
Antoine Malo
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Le premier ministre néerlandais Mark Rutte et le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg, le 17 avril 2024.
LTD/REUTERS/Yves Herman
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Le premier ministre néerlandais Mark Rutte et le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg, le 17 avril 2024.
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Depuis plusieurs années, le nom de Mark Rutte figurait dans la short-list pour prendre le poste de secrétaire général de l'Otan. Ce mardi, ce sera chose faite. L'ancien Premier ministre néerlandais, nommé en juin dernier, va officiellement succéder au Norvégien Jens Stoltenberg. Mais devant lui, se dressent déjà plusieurs défis de taille.
Ce ne sera pas la plus mince de ses missions. Le Norvégien est celui qui, depuis près de quarante ans, a passé le plus du temps à la tête de l'Otan - pas loin d'une décennie. Et de l'avis général, il part sur un bilan plutôt positif malgré un contexte compliqué. Mark Rutte sera-t-il à la hauteur de son prédécesseur ? Camille Grand, ex-conseiller du secrétaire général de l'Alliance, le croit. « Il arrive avec un atout énorme : son expérience de Premier ministre pendant près de quatorze ans, affirme celui qui est aujourd'hui membre de l'ECFR (European Council on Foreign Relations). Cela lui donne une forte légitimité. Il connaît par cœur tous les chefs d'Etat et de gouvernement, notamment européens. Et sa grande force est d'incarner en outre le point d'équilibre de l'Alliance : il est pro-Ukrainien sans être perçu comme anti-russe, vient d'un pays de tradition atlantiste mais qui a été aussi fondateur de l'UE. »
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Ancien vice-chef d'État-Major du Shape, le quartier général de l'Otan, le général Michel Yakovlev est du même avis : « Clairement, il a le bon profil et c'est quelqu'un qui sait faire. Il est rompu à l'art de la coalition. Qui plus est, les Pays-Bas font partie des acteurs intermédiaires de l'Alliance. Structurellement, ils ont toujours su se chercher des amis pour avancer leurs pions, et en même temps monnayer leur soutien. » Autre avantage pour Rutte, et pas des moindres : il arrive avec le soutien clair des Etats-Unis, mais aussi de pays de l'UE importants, comme la France.
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