Otan : la Suède prête à diriger une présence militaire en Finlande
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Des soldats ukrainiens se tiennent pres d’un vehicule militaire sur une position de defense a odessa, en ukraine
RITZAU SCANPIX
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Des soldats ukrainiens se tiennent pres d’un vehicule militaire sur une position de defense a odessa, en ukraine
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L'Otan souhaite depuis cet été renforcer sa présence militaire sur son flanc oriental, notamment en Finlande qui partage une frontière longue de 1.340 kilomètres avec la Russie. Cette mesure, qui impliquerait le déploiement de forces terrestres « prêtes au combat » selon la définition de l'alliance militaire, nécessiterait un « pays-cadre » pour sa mise en œuvre, a souligné ce lundi le ministre finlandais de la Défense, Antti Häkkänen, lors d'un point presse. Et c'est à la Suède qu'il a demandé d'assurer ce rôle.
Le processus est néanmoins à un « stade précoce », a prévenu le ministre suédois de la Défense, Pål Jonson, aux côtés de son homologue. Des consultations supplémentaires sont notamment encore prévues avec le parlement suédois.
Par ailleurs, aucune décision n'a pour l'heure été prise sur le nombre et l'emplacement exact des troupes, a précisé le ministre finlandais. Cette question sera réglée avec les autres États membres de l'Otan.
Cette « présence avancée » de l'Alliance sur son flanc oriental se décline en « huit groupements tactiques multinationaux » en Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie et en Slovaquie. En Finlande, celle-ci permettra « d'assurer une dissuasion et une défense » solides, a assuré Antti Häkkänen.
Une telle décision est évidemment liée au contexte géopolitique, bousculé depuis février 2022 par l'invasion russe en Ukraine. Les relations entre la Finlande et la Russie voisine se sont considérablement détériorées depuis. Si bien que le pays, inquiet pour sa sécurité, s'est décidé à rejoindre l'Otan en 2023 - tout comme la Suède depuis mars cette année.
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Un ralliement qui avait provoqué la colère de Vladimir Poutine. Le président russe avait accusé en fin d'année dernière les Occidentaux d'avoir « entraîné la Finlande dans l'Otan » et affirmé que cette adhésion allait créer des « problèmes », là où il n'y « en avait pas ». En représailles, la Russie avait promis de prendre des « contre-mesures » et annoncé un renforcement militaire russe. Ce qui avait alors poussé la Finlande à signer un accord de défense avec les États-Unis, approuvé début juillet. Concrètement, ce texte permet aux soldats américains d'avoir accès à 15 bases militaires en Finlande et autorise leur présence et leur formation sur le territoire finlandais, ainsi que le stockage de matériel militaire américain.
La Finlande a par ailleurs fermé sa frontière terrestre avec la Russie en décembre 2023. Helsinki avait accusé Moscou d'organiser l'arrivée de migrants sans papiers, afin de déstabiliser le pays nordique. Cet afflux de demandeurs d'asile a mené ce dernier à adopter mi-juillet un projet de loi controversé autorisant les gardes-frontières à refuser l'entrée de demandeurs d'asile, arrivant à la frontière orientale du pays sans examiner leur demande.
La Finlande n'est pas le seul pays à vouloir renforcer la présence militaire sur son territoire. La Pologne aussi s'organise dans cette optique. En juillet dernier, le ministère polonais de la Défense et l'armée ont fait des annonces en ce sens concernant la frontière avec le Bélarus. « Actuellement, il y a près de 6.000 militaires » mais « à terme, il y en aura jusqu'à 17.000, dont huit sur place et 9.000 en réserve », prêts à y être déployés en 48 heures, formant « une force de réaction frontalière rapide », avait indiqué le chef de l'état-major de l'armée polonaise, le général Wieslaw Kukula.
La Pologne compte aussi construire d'importantes infrastructures de défense prévues dans le cadre d'un vaste programme gouvernemental nommé « Bouclier oriental ».
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Ces trois pays - Lituanie, Lettonie, Estonie - ont d'ailleurs annoncé en début d'année avoir signé un accord entre eux pour construire des systèmes de défense afin « de dissuader et, si nécessaire, de se défendre contre les menaces militaires » russes.
(Avec AFP)
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