Pas de trêve olympique dans l'arène des fauves
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La chronique de François Clemenceau.
© LTD / DR
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Les saisons passent et les guerres s'enracinent. Des trêves locales ou éphémères ont parfois été respectées, notamment à l'heure des grandes fêtes religieuses. Mais les trêves dites « olympiques », censées débuter une semaine avant l'ouverture des Jeux et s'achever une semaine après la fin des épreuves paralympiques, n'ont jamais vu le jour. Depuis des décennies, les canons continuent de tonner lorsque les athlètes des pays en conflit entendent résonner leurs hymnes nationaux à l'heure des médailles sur le podium.
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Malgré son appel lancé en mai pour plaider en faveur d'une trêve olympique, et en dépit du soutien qu'il avait obtenu en ce sens de la part du président chinois, Emmanuel Macron n'est pas parvenu à obtenir de la Russie qu'elle s'abstienne de prolonger son offensive contre l'Ukraine. Rien d'étonnant : n'est-ce pas la Russie de Vladimir Poutine qui avait bien pris soin de s'abstenir en novembre 2023, lors du traditionnel appel de l'Assemblée générale des Nations unies à observer cette trêve ? Un seul pays avait fait de même, son allié syrien dirigé par le sinistre Bachar El-Assad. N'est-ce pas également cette même Russie qui, deux ans plus tôt, avait voté en faveur d'une telle trêve olympique mondiale mais qui, à peine les JO d'hiver de Pékin terminés, s'était lancée dans sa guerre d'agression contre l'Ukraine ? Le cynisme à ce point est médaillé d'or.