Pétrole : l'Opep+ sous pression avec l'accélération de la baisse des cours
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Dado Ruvic
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L'évolution du marché pétrolier risque de donner des maux de tête aux représentants des pays membres du partenariat l'Opep+ qui se réunissent samedi et dimanche prochains pour analyser la situation et statuer sur le niveau de leur offre. Mardi, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a chuté lourdement, de 4,58%, 73,54 à dollars. Celui du baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, pour la même échéance a perdu 4,41%, à 69,46 dollars. Sur un mois, le recul s'affiche respectivement à plus de 8,1% et de plus de 8,9%, et sur un an la baisse est encore plus spectaculaire, -35% et -38%. Ce mercredi, dans la matinée, les cours continuaient leur baisse, de quelque 1%, le baril de Brent autour de 72,9 dollars et celui du WTI autour de 68,9 dollars.
Visiblement les investisseurs sur les marchés à terme ne voient pas poindre une hausse des besoins pétroliers mondiaux. Non sans raison, car c'était le retour de la demande chinoise qui devait soutenir les cours de l'or noir en 2023, avec la fin de sa politique « zéro Covid » en novembre 2022 et la reprise de l'activité économique. Or, ce n'est pas ce qui est constaté. Pire, l'indice manufacturier publié aujourd'hui par le Bureau national des statistiques chinois est tombé en mai de façon inattendue au plus bas depuis cinq mois à 48,8 points, signalant en étant sous le seuil des 50 points une contraction de l'activité. C'est le deuxième mois de recul après les 49,2 d'avril. Une contre-performance qui s'explique par la faible demande mondiale mais aussi locale. Le pays doit faire face à la conjugaison de plusieurs crises - un secteur immobilier surendetté, une confiance des consommateurs en berne - ainsi qu'à des problématiques plus globales comme l'inflation, la menace d'une récession généralisée et les tensions géopolitiques avec les États-Unis.
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Même l 'indicateur d'activité non-manufacturier, qui intègre notamment les services, a baissé à 54,5 contre 56,4 en avril. Des statistiques qui rendent de plus en plus difficile pour le gouvernement chinois d'atteindre sa prévision de croissance de 5% pour cette année, pourtant un des plus faibles taux depuis le début des années 2000.