TotalEnergies : le pic de production de pétrole approche, cap sur le gaz mais avec 80% d'émissions de méthane en moins d'ici 2030
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GONZALO FUENTES
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Les regards sont braqués sur TotalEnergies, désormais confronté à une pression double. Déjà épinglé par de nombreux écologistes à cause de ses émissions de gaz à effet de serre (437 millions de tonnes de CO2 en tout l'an dernier), la major française se trouve en effet également pointée du doigt du fait de sa présence en Russie, notamment pour avoir gardé ses parts dans le géant gazier Novatek. Et pour cause, la société a misé sur le pays de Vladimir Poutine pour déployer sa stratégie dans le gaz naturel liquéfié (GNL), afin d'accélérer sur cet hydrocarbure moins polluant que le pétrole ou le charbon.
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Car son PDG, Patrick Pouyanné, croit dur comme fer dans le potentiel du gaz fossile pour assurer le passage de son entreprise au « net zéro émission » en 2050. « C'est un carburant de transition, et le GNL doit stimuler la croissance », a-t-il ainsi fait valoir jeudi lors d'une présentation aux investisseurs. Dévoilé en mai 2021, son plan de diversification, qui avait abouti au changement de nom de Total à TotalEnergies, reste donc, dans les grandes lignes inchangé, malgré la guerre en Ukraine et la flambée des prix des hydrocarbures. Autrement dit, pour « construire une stratégie multi-énergies », la société compte toujours faire en sorte que la moitié de ses ventes proviennent du gaz fossile d'ici à 2030, en plus des renouvelables et du pétrole.