Fin de course pour Joe Biden : récit des derniers jours du président
Etienne de Metz, correspondant à New York
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Tom Brenner
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La question n'était plus vraiment de savoir « si », mais plutôt « quand ». Joe Biden a finalement craqué ce soir et renoncé à briguer un second mandat. « Je pense qu'il est dans l'intérêt de mon parti et du pays que je me retire et que je me concentre uniquement sur l'exercice de mes fonctions de président jusqu'à la fin de mon mandat », dit le communiqué de quelques lignes publié à 20 heures, heure française.
L'octogénaire devrait s'adresser à la nation dans les jours qui viennent pour expliquer les raisons de ce choix. Mais il précise déjà qu'il soutient Kamala Harris « pour battre Trump » en novembre. Cette décision, même si elle était attendue, constitue un coup de théâtre majeur dans une campagne que la tentative d'assassinat de Donald Trump il y a huit jours avant déjà rendue historique.
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En se retirant de la course à la présidentielle de novembre, le président-candidat met un
terme à la crise de confiance qui déchirait sa famille politique depuis des semaines.
C'est véritablement au soir du 27 juin, lors du premier débat contre Donald Trump, que son trône avait commencé à se fissurer. Dès les premières minutes, le démocrate fut incapable de dissimuler sa vulnérabilité. Les impairs et absences qui avaient émaillé sa prestation et que son adversaire s'était empressé de moquer avaient immédiatement plongé son clan dans un profond désarroi. « Il y avait chez les démocrates beaucoup de peur, de frustration et de colère », retrace Lauren Harper Pope, qui dirige le Welcome PAC, un comité d'action destiné à faire élire des progressistes. Les appels à quitter la course ont commencé à pleuvoir dès le lendemain de ce face-à-face.
Etienne de Metz, correspondant à New York
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