Etats-Unis : après la tentative d'assassinat de Donald Trump, une convention du Parti républicain sous haute tension
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Victime d'une tentative d'assassinat, Donald Trump n'a rien changé à son agenda.
Reuters
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Victime d'une tentative d'assassinat, Donald Trump n'a rien changé à son agenda.
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L'attentat perpétré samedi soir contre Donald Trump en plein meeting électoral en Pennsylvanie pourrait-il lui être bénéfique dans la course à la Maison Blanche ? C'est ce qu'estiment des experts en sciences politiques, en citant le précédent de Ronald Reagan, grièvement blessé par balle en 1981. Ils relèvent en contraste combien Joe Biden est actuellement fragilisé par les questions taraudantes sur son âge avancé et son acuité mentale, avec des élus de son propre Parti démocrate qui l'appellent à se retirer de la course à la Maison Blanche.
Sa consécration comme candidat des républicains ne fait elle aucun doute : elle sera accueillie avec ferveur par des dizaines de milliers de partisans, à Milwaukee, à l'occasion de la convention du parti conservateur qui débute ce lundi et qui sera ponctuée jeudi par le lâcher de 100.000 ballons rouges, blancs et bleus - déjà en place. Le lieu choisi pour la convention est un immense complexe sportif très moderne, dont les murs sont tapissés de grandes photographies à la gloire du 45e président des Etats-Unis, qui veut en être aussi le 47e. .
Mais l'image que tout le monde a en tête, et qui a fait le tour du monde, c'est celle d'un Donald Trump à l'oreille ensanglantée, le poing brandi, évacué de façon précipitée samedi par ses gardes du corps d'un meeting de campagne en Pennsylvanie. Un attentat qui a choqué une société américaine de plus en plus polarisée, voire ulcéré les plus radicaux des militants trumpistes, qui accusent ouvertement les démocrates d'en porter la responsabilité.
Le président américain Joe Biden a appelé dimanche à faire « baisser la température » en affirmant que la politique n'est pas un « champ de bataille meurtrier ». Insuffisant pour de nombreux élus républicains qui ont pointé du doigt leurs adversaires politiques.
« Depuis des années, et aujourd'hui encore, des militants de gauche, des donateurs démocrates, et même Joe Biden ont fait des remarques et des descriptions répugnantes sur le fait de tirer sur Donald Trump », a également dénoncé Chris LaCivita, membre haut placé de l'équipe de campagne de l'ancien président. Un message de nouveau relayé dimanche par Mike Johnson, le président républicain de la Chambre des représentants : « Aucune personnalité de l'histoire américaine, du moins dans l'ère moderne, peut-être depuis Lincoln, n'a été autant vilipendé et persécuté par les médias, les élites d'Hollywood, les personnalités politiques et même le système judiciaire. » « Et lorsque le message est diffusé en permanence, que l'élection de Donald Trump serait une menace pour la démocratie, et que la République prendrait fin, cela chauffe les esprits », a-t-il ajouté.
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Certains se sont toutefois montrés plus prudents. Président du Comité national républicain et proche de Donald Trump, Michael Whatley a été interrogé à plusieurs reprises lors d'une interview à Fox News sur ce sujet, mais il a refusé de spéculer. « Nous ne connaissons pas tous les détails et nous aurons le temps de mener des enquêtes. Mais pour l'heure, je pense que tous les Américains doivent s'arrêter, faire une pause et réfléchir à ce qui est réellement important », a-t-il déclaré.
La campagne ne connaît néanmoins pas de pause, Donald Trump n'ayant rien changé à son agenda : le premier temps fort de la convention républicaine à Milwaukee viendra sûrement dès ce lundi, avec l'annonce de la personne choisie par Donald Trump pour être son futur vice-président, s'il remporte l'élection le 5 novembre.
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Trois noms reviennent en boucle. Celui de l'auteur à succès devenu élu du Congrès, J.D. Vance ; du gouverneur du Dakota du Nord, Doug Burgum ; et de l'influent sénateur latino de Floride Marco Rubio. À moins que Donald Trump, friand des coups de théâtre en politique, annonce un profil complètement inattendu. Le colistier du milliardaire républicain prononcera un discours mercredi soir dans la salle principale de la convention, recouverte pour l'occasion de tapis rouges et de motifs d'éléphants, le symbole du parti. Les thèmes majeurs de ce rendez-vous incontournable seront le pouvoir d'achat, l'immigration, la criminalité et la sécurité garantie par une Amérique forte. Mais le point culminant de ce grand événement institutionnel et festif interviendra jeudi, quand Donald Trump sera désigné candidat officiel des républicains à la présidentielle.
(Avec AFP)
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