Après un an de tensions politiques, le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) prend effet ce mercredi. Quelles sont les raisons de ce divorce, et ses conséquences économiques ? Réponses en quatre points.
L'annonce est tombée comme un couperet il y a un an. Dans un communiqué publié le 29 janvier 2024, les régimes militaires au pouvoir au Burkina Faso, au Mali et au Niger ont annoncé leur volonté de retirer leurs pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).
Ce mercredi, cette décision prend effet, après un an de discussion stérile dans laquelle la Cédéao a tenté de convaincre les trois pays de revenir à de meilleurs sentiments. Voici, en quatre points, les clés pour comprendre les raisons de cette rupture et ses conséquences en Afrique de l'Ouest.
Qu'est-ce que la Cédéao ?
Regroupant à l'origine quinze pays membres d'Afrique de l'Ouest (francophone, anglophone et lusophone), cette organisation, née en 1975, entend bâtir une meilleure coopération économique entre les États de la région. Selon le FMI, leur PIB additionné pèse près de 700 milliards de dollars (contre quelque 3 000 milliards pour la France).
En 1990, l'organisation s'est aussi dotée d'un mandat sécuritaire, avec la création d'une force militaire destinée à maintenir la paix en cas de conflits graves (notamment au Liberia, en Sierra Leone, ou en Guinée-Bissau).
Parmi les principales réalisations de la Cédéao figurent des mesures pour la libre circulation des personnes et des biens dans la région. Notamment grâce à la suppression de visas pour les citoyens de ses pays membres (assorti de la création d'un passeport), la création d'union douanière, avec l'adoption d'un « tarif extérieur commun » (TEC), ou encore l'amorçage d'une monnaie commune, l'« eco », même si le calendrier de sa mise en circulation connaît aujourd'hui des retards.
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