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ÉconomieInternational

Qui est Keith Kellogg, l’émissaire nommé par Trump pour résoudre la guerre en Ukraine

latribune.fr

Publié le 27 novembre 2024 à 20:05 - Mis à jour le 27 novembre 2024 à 20:06

Keith Kellogg, peu connu du grand public, a brièvement présidé le Conseil de sécurité nationale.

Keith Kellogg, peu connu du grand public, a brièvement présidé le Conseil de sécurité nationale.

Reuters

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Un poste spécialement créé par le président américain qui a promis lors de sa campagne de régler le conflit « en 24 heures ».

Donald Trump poursuit la constitution de sa future administration. Et pour mettre fin à la guerre entre l'Ukraine et la Russie, le milliardaire a décidé de nommer ce mercredi le général Keith Kellogg comme émissaire. Un poste spécialement créé par le président nouvellement élu.

«Il est avec moi depuis le début ! Ensemble, nous obtiendrons la paix par la force et nous rendrons l'Amérique et le monde sûrs à nouveau! », a-t-il écrit dans une publication sur son réseau Truth Social.

À de multiples reprises au cours de la campagne, Donald Trump a indiqué qu'il pourrait régler le conflit « en 24 heures », sans toutefois révéler sa méthode.

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Présidentielle américaine : la difficile équation de la guerre en Ukraine

« Je veux que tout le monde arrête de mourir »

Keith Kellogg, peu connu du grand public, a brièvement présidé le Conseil de sécurité nationale, le cabinet de politique étrangère de la Maison Blanche, lors du premier mandat de Donald Trump. « Keith a mené une brillante carrière militaire et commerciale, notamment en occupant des postes très sensibles en matière de sécurité nationale au cours de ma première administration », a déclaré le président, rapporte Reuters.

Dans sa note, co-rédigée avec un autre conservateur, l'ex-général a estimé que « le gouvernement et le peuple ukrainiens auront du mal à accepter une paix négociée qui ne leur restitue pas l'ensemble de leur territoire ».

«Mais comme l'a dit Donald Trump (...) en 2023, « je veux que tout le monde arrête de mourir ». C'est aussi notre point de vue. C'est un bon premier pas», a-t-il écrit.

L'ex-général de 80 ans, nommé par le républicain pour piloter cette mission, a évoqué la question des aides dans une note publiée en avril. « Toute future aide militaire américaine exigera de l'Ukraine qu'elle participe à des pourparlers de paix avec la Russie », a-t-il préconisé. De quoi ne pas ravir Kiev. Il a également appelé à « reporter l'adhésion de l'Ukraine à l'Otan pour une période prolongée » afin de « convaincre (le président russe Vladimir) Poutine de participer aux pourparlers de paix ».

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L' «Amérique d'abord»

Le président nouvellement élu a placé son premier mandat sous le signe de l' « Amérique d'abord ». Il a ainsi souvent critiqué l'aide américaine allouée à l'Ukraine. Juste avant une rencontre avec Volodymyr Zelensky en septembre, il avait qualifié le président ukrainien de « meilleur commercial de la planète ».

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«Chaque fois qu'il est venu dans notre pays, il est reparti avec 60 milliards de dollars, je pense que c'est le meilleur commercial de la planète», avait-il ainsi raillé lors d'un meeting.

Les deux hommes ont depuis échangé par téléphone, juste après la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine. Volodymyr Zelensky avait qualifié cet appel « d'excellent ». « Nous avons convenu de maintenir un dialogue étroit et de faire progresser notre coopération », avait-il indiqué.

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Kiev est dans une situation très difficile, confronté à une pénurie d'hommes et dépendante de l'aide occidentale face à une Russie qui gagne du terrain dans l'Est et se voit renforcée par des munitions et des soldats nord-coréens. Les pressions s'accroissent sur Kiev pour des négociations, qui du point de vue de Moscou correspondent à une capitulation de l'Ukraine.

(Avec AFP)

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