« Poutine se concentre sur la victoire. Il ne s'arrêtera pas de lui-même. Plus il dispose de temps, plus les conditions se détériorent. » C'est ce qu'a déclaré mardi le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans un discours au Parlement européen. Ovationnée par les eurodéputés, cette allocution est venue marquer une date symbolique : les 1.000 jours depuis lesquels son pays a été attaqué par les forces armées russes, déclenchant le plus grand conflit que l'Europe ait connu sur son sol, depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.
Trois jours avant cette déclaration, l'administration Biden avait autorisé Kiev à utiliser des missiles américains de longue portée sur le territoire russe. Une mesure considérée par le Kremlin comme une ligne rouge à ne pas franchir, qui en réponse, a annoncé mardi la signature d'un décret élargissant ses possibilités de recours à l'arme nucléaire. Avec en parallèle, l'intensification de ses bombardements aériens sur la capitale ukrainienne, ainsi que sur les infrastructures énergétiques du pays. Une posture qualifiée d'« escalatoire » par Emmanuel Macron, qui a appelé hier Vladimir Poutine « à la raison ».
Cette nouvelle donne militaire est-elle le signe avant-coureur d'un emballement incontrôlable du conflit, même au-delà des frontières de l'Ukraine ? Éléments de réponses en quatre points.