Réchauffement climatique : pas de déclaration commune du G7 faute de consensus

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La décision a été parfaitement comprise et soutenue par les autres pays du G7, a expliqué de son côté à l'AFP la ministre française de l'Environnement et de l'Energie, Ségolène Royal.
La décision a été parfaitement comprise et soutenue par les autres pays du G7, a expliqué de son côté à l'AFP la ministre française de l'Environnement et de l'Energie, Ségolène Royal. (Crédits : © Handout . / Reuters)
Face aux des Etats-Unis, qui ont confirmé être en phase de réexamen de leur position sur le dossier du changement climatique, l'Italie a décidé de ne pas proposer de déclaration commune.

Les ministres de l'Energie du G7 ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur une déclaration commune lors d'une réunion lundi à Rome. Les Etats-Unis ont indiqué "réserver leur position" sur les engagements du G7 pris lors de la signature de l'accord de Paris sur le changement climatique, a déclaré le ministre italien du Développement économique, Carlo Calenda, qui présidait cette réunion.

Il n'a donc pas été possible de signer une déclaration commune rassemblant tous les membres du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Canada et Italie), a-t-il précisé.

Face à ces réserves des Etats-Unis, qui ont confirmé être en phase de réexamen de leur position sur le dossier du changement climatique, l'Italie a décidé de ne pas proposer de déclaration commune, a encore expliqué Carlo Calenda.

Aucune "hostilité" américaine

La décision a été parfaitement comprise et soutenue par les autres pays du G7, a expliqué de son côté à l'AFP la ministre française de l'Environnement et de l'Energie, Ségolène Royal.

Le secrétaire américain à l'Energie Rick Perry n'a fait preuve d'aucune "hostilité" ou de "provocation" en ce qui concerne l'accord de Paris sur le climat, a encore assuré Ségolène Royal. Au Texas, Etat américain dont Rick Perry a été gouverneur, il s'est posé en "défenseur du renouvelable", a-t-elle ajouté.

Le président des Etats-Unis Donald Trump prendra position "d'ici fin mai" sur l'accord de Paris sur le climat, signé fin 2015 par plus de 190 pays dont les Etats-Unis mais qu'il a vivement critiqué durant la campagne, avait annoncé fin mars la Maison Blanche. Cette décision a relancé les spéculations sur l'attitude que la nouvelle administration entendait adopter vis-à-vis de l'accord conclu pour tenter de limiter le réchauffement en cours de la planète.

Les Etats-Unis, qui sont le deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre derrière la Chine, ont joué un rôle central dans la mise en place de ce texte en concluant, en amont, un accord avec Pékin.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 12/04/2017 à 8:22 :
Ce débat sur le réchauffement climatique et sur le role de l'énergie est primordial. Il est absent du débat présidentiel. Qui parle de l'énergie et du climat?
a écrit le 11/04/2017 à 11:30 :
Les chefs d'Etats n'ont pas le choix face au réchauffement climatique car d'un côté la facture s'aggrave ainsi qu'entre autres les migrations et guerres associées donc les risques et de l'autre les énergies renouvelables ne cessent de s'améliorer et leur prix de baisser et ce sont les moins émissives, les plus rapides à installer et les plus créatrices d'emplois. Donc il peuvent traîner, la réalité les a déjà dépassés, comme d'hab !
a écrit le 11/04/2017 à 8:16 :
Suite. Je précise que cette mesure permettrait de réduire le chomage, donnerait un peu de pouvoir d'achat et permettrait de protéger le climat. Elle devrait être accompagnée d' une allocation universelle pour respecter l'équité. Elle permettrait de sauver AIRFRANCE, la SNCF et l'industrie qui existe encore. Sinon, adieu la France.
a écrit le 11/04/2017 à 7:47 :
Il semble impossible de trouver un accord sur le plan international. Que les Français agissent seuls pour profiter de la mesure consistant à taxer l'énergie pour réduire le cout du travail en participant au financement du chomage et des retraites. Mais les Français sont incapables de comprendre cette mesure qui correspond à appliquer la note n°6 du conseil d'analyse économique du premier ministre. Pauvre France!
Réponse de le 11/04/2017 à 14:27 :
Suite. Je précise qu'il faut agir d'abord sur le plan européen puis sur l'international avec les actions sur le climat. Le livre de Claude Turmes permet de voir la complexité de la chose.
a écrit le 10/04/2017 à 22:04 :
Réchauffement, perte de la biodiversité, pollution, ... effectivement aucun enjeux... détournons les yeux, nos enfants nous remercierons.
a écrit le 10/04/2017 à 20:05 :
Il est clair que maximiser ses gains passe aussi par la destruction non seulement des habitants de la planète, mais la planète elle-même. La pollution impunie est d'ailleurs un signe de richesse, pour mémoire.

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