Changement climatique: la facture explose pour le premier assureur des agriculteurs français Groupama

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Un montant inédit : en 2016, les indemnités versées aux agriculteurs français par l'assureur Groupama, qui en couvre six sur dix, se sont élevées à 430 millions d'euros, a révélé mercredi 15 février l'assureur mutualiste. Selon ses estimations, 60% de ces indemnités seraient liées aux "événements climatiques du printemps" : intempéries et inondations qui en ont résulté. François Schmitt, président délégué de la Fédération nationale Groupama, l'a souligné:
Ces 430 millions d'euros sont à rapporter aux 215 millions d'euros de cotisations versés par les fermiers qui ont fait assurer leurs terres. Groupama va en payer 250 millions, le reste étant pris en charge par leur réassureur. Une autre nouveauté :
La région de Paris-Val de Loire, épicentre des précipitations qui ont causé des récoltes catastrophiques, représente à elle seule 150 millions d'euros de sinistre climatique agricole, pour 33 millions d'euros de cotisations.
"Aujourd'hui, la fréquence, l'intensité, le coût des sinistres climatiques ne font qu'augmenter", a relevé François Schmitt, alors que les surfaces assurées en France représentent 25,4% du total. Groupama souhaite donc une hausse des terres assurées contre les aléas climatiques. Il craint toutefois voir certains céréaliers ne pas s'assurer en multirisque en raison de la faible probabilité supposée de voir se répéter une année aussi difficile que celle écoulée. 2016 avait été d'ailleurs la première année qui a vu "toutes les cultures baisser en surfaces souscrites en multirisque classique", selon Jean-Yves Dagès, président de Groupama SA.
Face aux problèmes de trésorerie que rencontrent de nombreux céréaliers l'Association générale des producteurs de blé et autres céréales (AGPB), a néanmoins jugé, lors d'un récent bilan de l'exercice écoulé, "beaucoup trop élevés" le seuil et les franchises des contrats d'assurance, actuellement à 30%. Pour inciter plus de céréaliers à s'assurer, elle a préconisé qu'ils soient ramenés à 20%.
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Si Groupama s'est dit "pas opposé", en fonction des "règles du jeu accordées par les pouvoirs publics", François Schmitt a toutefois prévenu: une franchise à 20% pourrait impliquer une augmentation des coûts de 75%.
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