Le gouvernement travailliste britannique va réduire de 15 % les coûts de fonctionnement de la fonction publique d'ici quatre ans, a annoncé dimanche la ministre des Finances, Rachel Reeves, qui cherche à assainir les finances publiques dans un contexte économique morose.Réduire le nombre de fonctionnaires de 10.000, c'est l'objectif que s'est fixé la ministre des Finances du Royaume-Uni qui doit présenter ce mercredi sa « déclaration de printemps », une mise à jour économique et budgétaire. Rachel Reeves devrait y annoncer de nouvelles coupes, après des économies déjà impopulaires visant les retraités, les malades et les personnes handicapées.
« Nous nous engageons, d'ici la fin de cette législature (2029, ndlr), à réduire de 15 % les coûts de fonctionnement du gouvernement », a déclaré la ministre sur la BBC.
Selon la BBC, cette mesure permettrait d'économiser 2,2 milliards de livres sterling par an (2,6 milliards d'euros). Le Royaume-Uni compte environ 500 000 fonctionnaires. « Nous allons réduire les fonctions administratives et la bureaucratie, a ajouté Rachel Reeves. Je préfère que les gens travaillent en première ligne dans nos écoles, nos hôpitaux, notre police, plutôt que dans des emplois administratifs », a-t-elle expliqué sur Sky News.
Une situation économique morose
Le gouvernement a déjà annoncé mi-mars la suppression de l'organisme NHS England, qui gérait les services de santé en Angleterre, entraînant la suppression de milliers d'emplois. L'argent économisé devrait être réinvesti dans les services aux patients. La semaine dernière, il a annoncé une coupe de 5 milliards de livres dans les allocations pour personnes handicapées ou atteintes de maladies de longue durée. À l'automne, déjà, il avait supprimé une aide au chauffage destinée aux retraités - une mesure très impopulaire.
Le gouvernement de Keir Starmer, arrivé au pouvoir en juillet, fait face à une situation économique morose. Les dernières données font état d'une croissance en recul de 0,1 % et d'une inflation à 3 % en janvier. Le Premier ministre a toutefois annoncé son intention de porter le budget de la défense de 2,3 % actuellement à 2,5 % du PIB en 2027, et jusqu'à 3 % en 2029 — au détriment du budget de l'aide publique au développement.