Brexit : « Le Royaume-Uni a été le plus grand perdant »
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Le 31 janvier 2020, le Royaume-Uni quittait l'Union européenne après 47 ans d'adhésion.
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Le 31 janvier 2020, le Royaume-Uni quittait l'Union européenne après 47 ans d'adhésion.
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LA TRIBUNE - Du Royaume-Uni ou de l'Union européenne, lequel a été le plus grand perdant du Brexit ?
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CHARLES LARKIN - Cela reste le Royaume-Uni. L'économie de l'UE, bien qu'elle n'ait pas encore atteint son plein potentiel, a eu des performances économiques égales à celles du Royaume-Uni, avec un taux de croissance de l'UE de 1,1 %. Mais la crise de croissance et de productivité du Royaume-Uni s'est poursuivie et atteint désormais un point où le manque de croissance suscite des inquiétudes quant à la stabilité financière du pays, dont la situation budgétaire devient de plus en plus intenable. Au cœur de toute analyse de la viabilité de la dette publique se trouve le fait qu'une variation de la dette est due au déficit primaire plus la dette existante, multipliée par la différence entre le taux d'intérêt (au Royaume-Uni, les taux à 10 ans avoisinent les 4,6 %) et le taux de croissance (très faible, à 1,1 %). Les performances économiques de la zone euro, peu reluisantes, bénéficient d'une inflation plus modérée de 2,4 %.