Scandale des cadeaux: une députée quitte le parti travailliste britannique
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« Le sordide, le népotisme et ce qui ressemble à de l'avarice sont sans limite », assène Rosie Duffield.
Reuters
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« Le sordide, le népotisme et ce qui ressemble à de l'avarice sont sans limite », assène Rosie Duffield.
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Alors que les conservateurs britanniques se réunissent ce dimanche pour la première fois depuis leur défait aux élections générales de juillet, le Parti travailliste fait, lui aussi, parler de lui. La députée Rosie Duffield a adressé une lettre au Premier ministre Keir Starmer pour lui annoncer sa démission de la formation politique.
Dans cette missive au vitriol, dont le Sunday Times s'est fait écho, la représentante de Canterbury, Whitstable and the Villages accuse le chef du gouvernement d'« hypocrisie flagrante » dans la polémique sur les cadeaux reçus par plusieurs de ses membres.
La parlementaire britannique, qui siègera désormais avec les indépendants, reproche également au Premier ministre sa décision de maintenir le plafonnement d'une allocation familiale à deux enfants.
Dès le 27 août, Keir Starmer avait annoncé la présentation, fin octobre, d'un budget « douloureux ». « Nous n'avons pas le choix vu la situation dans laquelle nous sommes : ceux qui ont les épaules les plus solides devront porter le plus lourd fardeau », avait-il souligné, esquissant des réductions des dépenses publiques ou des augmentations de certains impôts le 30 octobre.
Le marasme budgétaire britannique est aussi doublé d'un contexte sociétal compliqué. Le mois d'août a en effet été marqué par des émeutes consécutive à une attaque au couteau, qui a coûté la vie à trois fillettes, lors d'un cours de danse le 29 juillet à Southport (nord-ouest de l'Angleterre). Elles ont été attisées par des agitateurs d'extrême droite, sur fond de rumeurs présentant, à tort, le suspect comme un demandeur d'asile, de confession musulmane.
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Ces violences xénophobes et islamophobes, qui ont notamment visé des mosquées et des hôtels accueillant des demandeurs d'asile, ont « mis à nu les fissures dans nos fondations, affaiblies par une décennie de division et de déclin » sous les conservateurs, avait ainsi condamné, à l'époque, Keir Starmer. « C'est pourquoi nous devons agir et faire les choses différemment. Cela implique d'être honnête avec les gens (...) et honnêtement, les choses vont empirer avant que ça aille mieux », a-t-il reconnu.
(avec AFP)
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