Surveillance de salariés: H&M condamné à 35 millions d'euros d'amende en Allemagne
AFP

La marque a présenté ses excuses pour des faits qu'elle estime "non conformes aux directives et instructions" du groupe.
MIKE SEGAR
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La marque a présenté ses excuses pour des faits qu'elle estime "non conformes aux directives et instructions" du groupe.
MIKE SEGAR
Le groupe de prêt-à-porter suédois H&M a été condamné à 35,3 millions d'euros d'amende en Allemagne, pour avoir enregistré des données privées de certains salariés à leur insu, a annoncé le centre de protection des données du pays jeudi.
L'institution reproche au groupe de prêt-à-porter d'avoir laissé des responsables d'un site H&M, à Nuremberg (sud), rassembler et stocker des informations sur leurs salariés, entre 2014 et 2019.
Après l'absence d'un collaborateur, les responsables du site organisaient systématiquement un entretien, traitant "des vacances", ou des "symptômes et diagnostics" du salarié, en cas de congés maladie.
Ces informations étaient ensuite "enregistrées", stockées numériquement, et servaient à "établir des profils individuels".
Les supérieurs tiraient également des éléments de vie privée de leurs collaborateurs lors de discussions informelles, notamment sur des "problèmes familiaux", ou des "croyances religieuses".
Ces données étaient ensuite "disponibles à la lecture pour jusqu'à 50 responsables du groupe".
Réagissant à la décision des autorités allemandes, la marque de prêt-à-porter a présenté ses excuses pour des faits qu'elle estime "non conformes aux directives et instructions" du groupe.
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H&M insiste sur l'aspect "local" de ces pratiques, et affirme avoir "signalé immédiatement les faits" aux autorités, après en avoir pris connaissance.
Ces faits ont été dévoilés en octobre 2019, lorsqu'une erreur informatique les a rendus accessibles, pendant quelques heures, à l'ensemble de l'entreprise.
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Le Règlement européen de protection des données (RGPD), adopté en 2018 par l'Union européenne, a renforcé les obligations des entreprises en termes de protection de la vie privée, et prévoit des amendes pouvant aller jusqu'à 4% de leur chiffre d'affaires.
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