Taxes douanières: Trump menace l'UE si elle n'achète pas plus de pétrole
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Donald Trump a de nouveau brandi ce vendredi la carte des taxes douanières contre l'Union européenne.
Brian Snyder
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Donald Trump a de nouveau brandi ce vendredi la carte des taxes douanières contre l'Union européenne.
Brian Snyder
À chaque semaine son nouveau lot de menaces de la part du président américain. Donald Trump a de nouveau brandi ce vendredi la carte des taxes douanières, cette fois contre l'Union européenne si elle ne réduit pas son « énorme » excédent commercial avec Washington. Le milliardaire demande aux Européens de lui acheter plus de pétrole et de gaz.
Les importations de biens en provenance de l'UE s'élevaient à 553,3 milliards de dollars (533,17 milliards d'euros) en 2022, tandis que les exportations des Etats-Unis vers les Vingt-Sept représentaient 350,8 milliards de dollars (338,04 milliards d'euros), selon les chiffres américains. Soit un déficit commercial de 202,5 milliards de dollars (195,13 milliards d'euros) entre les États-Unis et l'Europe.
Des propos du milliardaire qui vont d'ailleurs à rebours des accords signés dernièrement par l'UE. Cette dernière a conclu le 6 décembre un vaste accord commercial avec quatre pays sud-américains du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) visant à créer une zone de libre-échange de 700 millions de consommateurs. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a d'ailleurs déclaré que l'accord créerait des ponts commerciaux alors que « des vents forts soufflent dans la direction opposée, vers l'isolement et la fragmentation », un commentaire considéré comme une allusion aux menaces de Donald Trump d'augmenter les droits de douane.
Donald Trump, qui prend ses fonctions en janvier, a également menacé d'imposer des droits de douane sévères aux grands partenaires commerciaux du pays. Notamment le Canada, le Mexique et la Chine, ce qui pourrait avoir des répercussions sur l'économie mondiale. Il a notamment accusé ses voisins canadien et mexicain d'inonder les États-Unis de drogues et de migrants illégaux, et annoncé des droits de douane sur leurs importations de 25%. Il s'est également engagé à imposer au moins 10% de taxes douanières à la Chine, rivale de Washington dans la zone Asie-Pacifique.
Les menaces tarifaires du président américain élu pourraient, selon des analystes, être une fanfaronnade ou un moyen de pression en vue des futures négociations commerciales lorsqu'il prendra ses fonctions. Mais il n'a cessé d'insister sur le fait que des droits de douane « correctement utilisés » seraient positifs pour l'économie américaine. « Notre pays est actuellement perdant face à tout le monde », a-t-il déclaré devant des journalistes dans sa résidence de Floride en début de semaine.
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Ce n'est cependant pas l'avis partagé par tous. Une telle décision viendrait relancer l'inflation, assurent de nombreux experts, ce que réfute le milliardaire. Mais, quel que soit l'effet, la possibilité de ce retour des droits de douane vient apporter de « l'incertitude autour de l'inflation », a estimé mercredi le président de la Banque centrale américaine, Jerome Powell, lors de sa traditionnelle conférence de presse. L'institution financière envisage ainsi une inflation à 2,5% en 2025, alors qu'elle espérait 2,1% trois mois plus tôt, et un retour aux 2%, sa cible de long terme, début 2027 au mieux.
(Avec AFP)
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