Gail Slater, nouveau visage de la lutte contre les Big Tech sous Trump
Guillaume Renouard, à New York.
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Au poste clé de cheffe de la division antimonopole du département de la Justice, Trump a nommé Gail Slater, qui remplacera Jonathan Kanter, lui-même nommé par Joe Biden
PORTRAIT. Choisie par Donald Trump pour diriger la division antitrust du département de la Justice, cette avocate d’origine irlandaise est une ancienne du gendarme de la concurrence aux États-Unis. Elle est également proche de JD Vance, un virulent critique des Big Tech.
L'administration Trump s'inscrit en rupture avec celle de Joe Biden sur de nombreux points. Il est toutefois un domaine dans lequel on peut s'attendre à une certaine continuité : la lutte contre les monopoles, en particulier ceux des géants technologiques.
Trump n'a jamais mâché ses mots contre Meta, Amazon et consorts. Si le ralliement d'une partie des élites de la Silicon Valley pouvait laisser penser que le président fraîchement réélu mettrait un peu de Coca light dans son bourbon, la composition de son cabinet permet d'en douter.
Au poste clé de cheffe de la division antimonopole du département de la Justice, Trump a en effet nommé Gail Slater, qui remplacera Jonathan Kanter, lui-même nommé par Joe Biden. Avec son prédécesseur, elle partage une ferme volonté de lutter contre les monopoles technologiques. « Gail Slater est une excellente candidate pour poursuivre le travail de Jonathan Kanter », a ainsi réagi Sacha Haworth, du Tech Oversight project, un lobby favorable à la régulation des Big Tech.
Ancienne de la FTC et vétéran de la première administration Trump
Née en Irlande, cette avocate de formation a déménagé aux États-Unis au début de sa carrière, dans le cadre de son travail au sein d'un cabinet d'avocats basé à Londres. Elle possède désormais la double nationalité. Après ses débuts dans le privé, Gail Slater a travaillé dix ans à la FTC, l'autre gendarme américain de la concurrence, avec la division antimonopole du département de la Justice. Elle y a orchestré le blocage de plusieurs fusions, dont l'acquisition de l'entreprise agroalimentaire Wild Oats par Whole Foods, chaîne de supermarché haut de gamme rachetée ensuite par Amazon.
Plus récemment, elle a servi durant le premier mandat de Donald Trump au sein du National Economic Council, où elle a contribué à la mise au point du décret chassant les opérateurs chinois comme Huawei et ZTE des infrastructures télécom américaines. Gail Slater est ensuite devenue la conseillère économique de JD Vance, le vice-président de Donald Trump, très hostile aux géants technologiques de la Silicon Valley.
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