Tensions en mer Rouge : CMA CGM et Maersk empruntent à nouveau la voie stratégique du canal de Suez
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12% du commerce mondial transite par la mer Rouge, selon la Chambre internationale de la marine marchande (ICS).
Edgar Su
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12% du commerce mondial transite par la mer Rouge, selon la Chambre internationale de la marine marchande (ICS).
Edgar Su
Moins de dix jours après avoir renoncé à faire passer leurs navires reliant l'Asie à l'Euripe par la mer Rouge afin d'éviter les attaques des rebelles houthis du Yémen, certains armateurs reprogramment à nouveau cette voie maritime qui donne accès à la mer méditerranée via le canal de Suez. Une zone stratégique puisque 12% du commerce mondial y transite selon la Chambre internationale de la marine marchande (ICS).
Ce mercredi, le transporteur français CMA CGM, (propriétaire de La Tribune) a annoncé le retour de certains de ses bateaux en mer Rouge. Une mesure que va également prendre son rival danois Maersk. Mais pas l'armateur allemand Hapag-Lloyd ni le transporteur italo-suisse MSC qui ont confirmé mercredi que leurs navires continuaient de passer par la pointe de l'Afrique via le Cap de Bonne-Espérance en Afrique du sud. Une route plus longue d'au moins deux semaines et plus coûteuse. Mardi, l'United VIII, un porte-conteneurs de MSC, a été attaqué mardi alors qu'il était dans la mer Rouge, reliant le port du Roi Abdallah (Arabie Saoudite) à Karachi, au Pakistan. Aucun membre d'équipage n'a été blessé, et le navire devait être inspecté, a indiqué dans un communiqué MSC.
Le retour des navires en mer Rouge alors que les attaques des Houthis se sont multipliés ces dernières semaines s'explique par la présence d'une force navale multinationale de protection maritime dans la zone mise en place par les Etats-Unis. Mardi, l'armée américaine a encore annoncé avoir intercepté dans le sud de la mer Rouge de nombreux drones et missiles tirés par les Houthis en soutien aux Palestiniens.
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Cette opération appelée « Prosperity Guardian » (gardien de la prospérité) est une « bonne nouvelle pour tout le secteur », permettant la reprise du trafic, a souligné Maersk. Cependant, « le risque global dans la zone n'a pas été éliminé à ce stade », a précisé le géant danois.
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