Traité transatlantique  : quelle considération pour la France ?

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Comment faire respecter le intérêts de la France dans les négociations sur le traité transatlantique?
Comment faire respecter le intérêts de la France dans les négociations sur le traité transatlantique? (Crédits : Reuters)
Aucune position défendue par la France n'est pour l'heure prise en compte comme elle le voudrait dans les négociations sur le traité de libre-échange transatlantique, selon le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Matthias Fekl.

Le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Matthias Fekl, a estimé dimanche qu'aucune position défendue par la France n'est pour l'heure prise en compte comme elle le voudrait dans les négociations sur le traité de libre-échange transatlantique (Tafta ou TTIP). "Vous prenez l'ensemble des sujets, aujourd'hui aucun intérêt n'est pris en compte de la manière que nous souhaitons", a dit Matthias Fekl sur France Inter, interrogé lors de l'émission "Agora".

Réciprocité des échanges

Ces propos sont tenus alors qu'un nouveau cycle de discussions doit se tenir la semaine prochaine à New York entre les Etats-Unis et l'Union européenne. "Un accord est bon s'il apporte des avancées et sur les intérêts de notre économie et sur les principes que nous portons", selon Matthias Fekl, citant la réciprocité dans les échanges, la possibilité de mettre en œuvre des instruments de défense commerciale, les PME, la défense de l'agriculture ou encore les services financiers. "Si tout ça ne bouge pas, il n'y aucune raison de continuer à négocier en faisant semblant d'une certain manière", a indiqué Matthias Fekl, réaffirmant qu'"il n'y a pas, en tout cas au niveau de la France, de volonté d'aboutir à tout prix".

Négociations conclues d'ici la fin de l'année ?

La semaine dernière, le président français François Hollande a déclaré que la France pouvait "toujours dire non" si les conditions qu'elle a posées, concernant la transparence ou encore l'accès aux marchés publics, n'étaient pas respectées. Mardi, en visite à Paris, la Commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, a jugé "possible" de conclure les négociations d'ici la fin de l'année, mais à condition qu'elles aboutissent à "un bon accord", sans quoi il faudra "faire une pause". Le traité de libre-échange transatlantique est un vaste accord commercial, en négociation depuis 2013, qui vise à supprimer les barrières douanières et règlementaires entre les Etats-Unis et l'UE mais il rencontre une forte résistance dans la société civile qui critique notamment son opacité, ainsi que l'impact qu'il pourrait avoir sur l'agriculture ou l'environnement.

(Avec AFP)

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a écrit le 25/04/2016 à 8:13 :
Notre pays une girouette beaucoup de postures mais pas de réalisme et nous dirons ce que nos partenaires!!!nous imposerons avec beaucoup de gueule pour faire croire aux oreilles des citoyens que la France a imposé!!! ses demandes. Ce type de situation n'est pas une affaire de gauche ou de droite mais d'une classe politique plus occupée par ses bisbilles personnelles que par l'avenir de notre pays. Dans cette affaire les élus sont tenus à l'écart des pourparlers auxquels ils n'ont pas un accès libre, pire ils sont passibles de prison s'il y avait divulgation, preuve de l'inutilité de nos élus sur des sujets importants.
a écrit le 24/04/2016 à 16:22 :
Ce traité porte en lui les germes d'un drame économique et social pour la France. Il passera dans le dos des peuples, sans l'aval des parlements nationaux, bref, dans la plus grande tradition démocratique bruxelloise. Les gouvernements n'avaient d'ailleurs même pas accès au contenu des négociations c'est dire si tout est transparent et sans le moindre risque !

L'Union Populaire Républicaine dénonce depuis sa création la "construction européenne" pour ce qu'elle est : un instrument de domination géopolitique piloté par les États-Unis et alors que l' UE est la face politique de ce dispositif et que l' OTAN en est la face militaire. Le traité transatlantique peut encore être rejeté par le Parlement européen, assistons, accompagnons ces allemands dans cette prise de conscience éclairée et alors qu' il en est encore temps..
Réponse de le 24/04/2016 à 20:13 :
Il ne restera plus qu'à mettre au pouvoir MLP, et sortir de l'Europe. Tous est fait pour que se scénario soit en place.
Réponse de le 25/04/2016 à 10:21 :
Je ne pense pas que MLP souhaite vraiment sortir la France de l'Europe. Le FN va dire comme d'habitude qu'il "demandera l'avis des Français". Une fois en place... Il s'alignera, comme les autres, droite et gauche réunies, aux traités et lois européennes qui s'appliquent au niveau supranational, donc s'imposent à la France. Le FN, c'est aussi la nomenclature... Et rien ne changera. Il faut voter pour un parti non seulement qui affirme qu'il sortira de l'Europe, mais qui l'écrit dans ses professions de foi électorales et le fera quand il sera au pouvoir. De plus en plus de pays veulent xiter.. Grexit. Brexit... Franxit à venir. Ce n'est plus "tabou"..
a écrit le 24/04/2016 à 16:17 :
Hollande a oublié le pouvoir de dire nom, en a-t-il le courage ?
a écrit le 24/04/2016 à 16:03 :
Bonjour la démocratie !!!

Comment voulez vous qu'on aime l Europe
corrompu par les lobystes
Sans stratégie
Incapable d arrêter les paradis fiscaux qui sont en Europe
Incapable de faire l harmonisation fiscale pour éviter que les Google passent par l Irlande et les paradis européen sans IS
Le FN a gagné les élections européennes et ca ne change rien

La fin est proche !!!

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