Trump nomme un ex-Goldman Sachs comme dir com'

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L'homme d'affaires Anthony Scaramucci, ex banquier chez Goldman Sachs et fondateur d'un hedge fund, est un partisan de longue date de Donald Trump.  Il avait été pressenti comme ambassadeur auprès de l'OCDE.
L'homme d'affaires Anthony Scaramucci, ex banquier chez Goldman Sachs et fondateur d'un hedge fund, est un partisan de longue date de Donald Trump. Il avait été pressenti comme ambassadeur auprès de l'OCDE. (Crédits : Reuters)
Donald Trump a nommé Anthony Scaramucci au poste de directeur de la communication de la Maison blanche. C'est un fidèle, réputé pour être un vendeur-né.

Exit Sean Spicer, Anthony Scaramucci entre en scène. Donald Trump a annoncé ce vendredi la nomination de cet homme d'affaires et ancien banquier de 53 ans, très présent sur les plateaux de télévision pour défendre le président américain, au poste de directeur de la communication de la Maison blanche. Il remplacera Michael Dubke, qui a démissionné en mai dernier. Dans la foulée, le porte-parole de la présidence, Sean Spicer, en désaccord avec cette nomination, a annoncé sa démission.

Issu d'une famille d'origine italienne de la classe moyenne, Anthony Scaramucci, diplômé de Harvard, a commencé sa carrière chez Goldman Sachs, dont il se fait licencier puis réembaucher. Il y restera sept ans, dans la vente d'actions, de dérivés, ou la gestion de fortune. Il part ensuite fonder son propre fonds spéculatif, Oscar Capital, qu'il revend, puis en crée un autre, Skybridge Capital, un fonds d'investissement "alternatif." Réputé pour être un vendeur-né, à l'énergie débordante et au franc parler, il est surnommé "the mooch" (le parasite), par ses adversaires.

Le showman des hedge funds

Le New York Times le qualifie de "showman des hedge funds" : il est en effet l'une des figures les plus en vue de la communauté des fonds alternatifs, notamment à travers sa conférence annuelle à Las Vegas SALT, à laquelle a participé Nicolas Sarkozy en 2013, mais aussi Al Gore ou Jean-Claude Trichet. Il a aussi acquis les droits de l'émission "Wall Street Week" diffusée sur Fox Business qu'il a même co-animée. En janvier 2017, pour rejoindre l'équipe de Donald Trump, il a revendu ses parts dans SkyBridge (dont les encours dépassent 12 milliards de dollars) à un fonds d'investissement américain et au conglomérat chinois HNA (actionnaire de Servier et Pierre et Vacances notamment), pour un montant non communiqué.

Donald Trump l'avait envoyé au forum de Davos fin janvier et l'avait envisagé pour plusieurs postes, notamment celui d'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'OCDE à Paris, mais les problèmes d'éventuels conflits d'intérêt ont constitué un obstacle. Il avait été nommé en juin directeur de la stratégie de l'Exim Bank (Export-Import Bank of the United States ), l'agence américaine de crédit aux exportations.

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Commentaires
a écrit le 23/07/2017 à 9:33 :
Cette nomination va surtout permettre de gérer l'enquête menée par le Procureur spécial qui porte aussi sur les affaires financières de Trump avant son élection.
Attention ! Révélations en vue !
a écrit le 22/07/2017 à 7:36 :
Bien l article.. mais l orthographe non...
"Dont il se fait licencié puis reembauché." ????
Au secours
a écrit le 22/07/2017 à 5:47 :
La maison blanche serait-elle une succusale de Goldman sachs?
a écrit le 21/07/2017 à 23:06 :
Goldman et sachs ce n'est pas les banquiers qui ont fait banqueroute en spéculant les titres plus que leur valeur comme les américains avaient fait avant 1929 et il y a le krach de la bourse sauf que les Usa cette fois ci ont réussi à dévaluer le dollar pour prendre le monopole sur les marchés et ont fait porter " cette crise sachs Goldman" au monde.
C'est bizarre toutes ces démissions sous le gvt Trump, enfait pas rassurant, comme à l'époque du père Bush et fils.
Les Usa sont entrain de se renfermer sur eux.

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