TTIP : Bruxelles regrette des "malentendus" après la fuite de documents

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"Des malentendus". Voici ce qu'a regretté lundi la Commission européenne après la fuite de documents confidentiels sur le traité de libre-échange TTIP (ou Tafta) actuellement en discussion avec les Etats-Unis. Bruxelles a assuré que l'UE n'accepterait "jamais" d'abaisser son niveau de protection des consommateurs ou de l'environnement. Ce qu'affirmait d'ailleurs déjà Nicole Bricq, la ministre française du Commerce extérieur au début des négociations.
"Aucun accord commercial de l'UE n'abaissera jamais notre niveau de protection des consommateurs, de sécurité alimentaire ou de protection de l'environnement", a affirmé sur son blog la commissaire Cecilia Malmström. Et d'insister:
"Je ne suis pas de celles qui vont abaisser les normes", a ajouté Mme Malmström, soulignant avant tout que les documents publiés lundi par l'ONG Greenpeace "ne traduisent pas ce qui résultera de la négociation" en cours et regrettant donc "un certain nombre de malentendus".
L'ONG écologiste affirme que les 248 pages de documents confidentiels du projet d'accord représentent deux-tiers du texte du futur traité de libre-échange, assurant que ces pages "confirment les menaces sur la santé, l'environnement et le climat".
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"Ils reflètent les positions de négociation de chaque partie, rien d'autre", estime au contraire Mme Malmström. "Et ce n'est une surprise pour personne qu'il y a des domaines où l'UE et les Etats-Unis ont des points de vue différents."
"Dans certains domaines, où nous sommes encore trop éloignés les uns des autres dans la négociation, il n'y aura tout simplement pas d'accord", a-t-elle encore déclaré.
Et de marteler :
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Depuis mi-2013, les Etats-Unis et l'Union européenne tentent de parvenir à un accord qui supprimerait les barrières commerciales et réglementaires mais qui rencontre par ailleurs des résistances croissantes dans la société civile et auprès des dirigeants politiques.
Le président américain Barack Obama souhaiterait boucler les négociations d'ici la fin de l'année avant l'arrivée à la Maison Blanche de son successeur, qui sera élu en novembre.
Cela n'empêche pas les détracteurs du projet de poursuivre leur mission. A l'instar du député européen Yannick Jadot, qui en profite pour demander une nouvelle fois l'arrêt des négociations:
(Avec AFP)
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