Des capacités de stockage bien au-delà des estimations "officielles". Fin 2014, la Chine possédait quelque 2.100 réservoirs pouvant abriter 900 millions de barils de pétrole: c'est "quatre fois plus" que les données rapportées par le site référent en la matière, TankTerminals, selon un communiqué d'Orbital Insight. D'après l'entreprise américaine de logiciels et d'analyses géospatiales, ces entrepôts étaient "jusque-là inconnus des organisations internationales".
Selon la dernière estimation en date d'Orbital Insight, qui se fonde sur des images satellites remontant à mai 2016, Pékin possédait alors environ 600 millions de barils de brut, soit près de 60% de sa capacité maximale de stockage. Les différents cabinets de consultants interrogés par Bloomberg estimaient, à fin 2015, les réserves commerciales et stratégiques de la Chine entre 400 et 442 millions de barils. D'après le Bureau national des statistiques chinois, les réserves d'urgence de Chine, que le pays a commencé à constituer en 2009 et qui doivent atteindre 90 jours de consommation d'ici à 2020, avoisinaient les 234 millions de baril début 2016.
La valeur réelle des stocks de pétrole chinois pourrait bien constituer un joker pour les marchés, estimaient encore récemment les experts de S&P, avant que l'Opep ne signe un accord "historique" à Alger visant à réduire sa production de pétrole. Lors d'une réunion de S&P Global à Londres, rapportée par la correspondante locale de CNBC, la responsable mondial des produits de base et actifs réels à S&P Dow Jones Indices, Jodie Gunzberg, a ainsi expliqué pourquoi cette inconnue jouait largement en faveur de Pékin :
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