Jean-François Balducchi, accompagnateur de conquérants
Frédéric Thual
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« On n'est pas nombriliste au point de dire que l'on ne peut pas réussir sans sa technopole, mais souvent c'est la partie invisible de l'écosystème. On parle plutôt des grands groupes, des startups, un peu des incubateurs et des accélérateurs, parfois des investisseurs, plus rarement des structures capables d'insuffler des capacités managériales chez un chercheur, de lui apprendre à constituer une équipe, à construire un business model... Or l'accès à l'écosystème est essentiel pour favoriser l'émergence de l'innovation jusqu'à son appropriation par le grand public », affirme Jean-François Balducchi, délégué général de la technopole nantaise Atlanpole, à l'origine de la venue du 36e congrès de l'IASP (International Association of Sciences Parks and Areas of Innovation), un réseau de 400 membres de 78 nationalités. Le gratin de l'innovation mondiale, en somme.
Créée en 1984, en France, par le sénateur Pierre Laffitte (1985-2008), fondateur de Sophia-Antipolis, cette manifestation s'était progressivement éloignée du territoire national et européen, au profit de Québec, Récife, Pékin, Moscou, Istanbul... au grand dam de Jean-François Balducchi, corse d'origine et nantais d'adoption, sollicité en 1996 par Jean-Marc Ayrault, alors maire de Nantes, pour dynamiser l'innovation sur le territoire nantais.
Diplômé de l'école centrale de Paris et d'un doctorat de mathématiques appliquées, après avoir passé douze années chez Total dans l'exploration pétrolière, il venait de créer et développer « Futura Corse Technopole » à Bastia. Durant vingt-cinq ans, avec Atlanpole, il va interconnecter les entreprises, les institutions, les collectivités... et va batailler pour « faire émerger des conquérants » dans tous les domaines. Entré à l'IASP en 1998, il occupe la présidence de ce réseau mondial de 2014 à 2016. « J'ai attendu d'avoir quitté la présidence pour défendre la candidature de Nantes pour accueillir le 36e congrès, avec pour thème la quatrième révolution industrielle. Parce qu'elle pose les problématiques des transitions écologique, numérique... que l'on retrouve dans tous les domaines de l'usine du futur, de la santé, de la mobilité... et que les technologies développées touchent le grand public et impactent la société », explique Jean-François Balducchi.
Frédéric Thual