Si l’arrivée – exceptionnelle à plus d’un titre – du Tour de France sur la Promenade des Anglais ce 21 juillet a offert à Nice une visibilité internationale, le sport n’est pas un sujet de contentement occasionnel, mais constitue une vraie filière touristique, nourrie par de nombreux grands événements récurrents. Un levier majeur que les acteurs économiques ont parfaitement intégré à leur stratégie.L'arrivée du Tour de France 2024 restera dans l'Histoire pour être la seule - en 120 ans - à ne pas s'être déroulée sur les pavés des Champs-Elysées, mais pour avoir emprunté l'asphalte de la Promenade des Anglais. Jeux Olympiques oblige, c'est donc sur la Côte d'Azur que la Grande Boucle a organisé les étapes dans l'arrière-pays et le finish face à la Grande Bleue. Une visibilité forcément appréciable pour la cinquième ville de France et pour le Sud tout entier. Mais si l'événement était exceptionnel, le territoire a l'habitude de servir de terrain de jeu aux événements sportifs.
On en veut pour preuve le marathon Nice-Cannes, devenu une étape majeure pour les marathoniens et qui draine, chaque mois de novembre, son lot de coureurs... et d'accompagnants. L'Iron-Man de Nice, en février, est également devenu une référence et un rendez-vous pour les triathlètes du monde entier. Et quand s'ajoute à cela Coupe du monde de rugby, passage de la flamme olympique, matchs de foot des JO et autres rencontres de haut-niveau, c'est, d'un point de vue économique, un vrai levier.
Le sport, plus impactant que les congrès BtoB
« Un événement sportif rapporte davantage que les congrès », souligne Jean-Sébastien Martinez, le président de l'Office de tourisme métropolitain. 210 millions d'euros en 2023 quand les 23 congrès majeurs BtoB qui se sont tenus en 2019 n'ont généré « que » 62 millions d'euros.
Des données qui soulignent l'impact de tels rendez-vous. Ainsi, si la Coupe du Monde de rugby a déclenché la dépense par jour et par visiteur de 210 euros, c'est clairement l'Iron Man - événement récurrent - qui constitue un vrai levier, le panier moyen étant estimé à 600 euros par jour et par concurrent. « Les athlètes qui participent à un tel événement séjournent entre 6 et 9 jours sur place, notamment car ils sont en phase de récupération les jours suivants. Et ces athlètes viennent accompagnés, en moyenne de 5 à 9 personnes », poursuit Jean-Sébastien Martinez.