À quoi joue Laurent Wauquiez ?
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Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes
© Magali Cohen/Hans Lucas via Reuters
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Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes
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« Sais-tu qu'on a que vingt-quatre heures, au palais, pour maudire ses juges ? » Peut-être Laurent Wauquiez a-t-il mûri cette réplique du Barbier de Séville, la pièce de Beaumarchais, en amont de la décision du Conseil constitutionnel sur le projet de loi immigration. Tout à sa stratégie de discrétion médiatique et d'« immersion » sur le terrain, le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes savait qu'il n'aurait qu'une étroite fenêtre de tir pour polariser le débat autour de cette actualité. Dans son esprit, comme dans celui de nombreux dirigeants de son parti, le verdict des sages de la rue de Montpensier était couru d'avance. Le texte du gouvernement serait dépouillé des mesures radicales insérées par LR et, dans la foulée, promulgué par Emmanuel Macron. De seconde mouture reprenant les dispositions les plus droitières pour les soumettre de nouveau aux parlementaires, il n'y aura pas. Fermez le ban.
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Dans ces conditions, autant essayer de marquer les esprits. Exaspérés par l'anéantissement de leurs efforts et du - bref - succès politique qu'ils en ont tiré, les leaders de LR ont communié dans la réprobation du juge constitutionnel. Qu'il s'agisse du président du parti, Éric Ciotti, du chef de file des sénateurs, Bruno Retailleau, ou de la tête de liste aux élections européennes, François-Xavier Bellamy, tous ont fustigé une « prise d'otages institutionnelle », symbole de l'impuissance dans laquelle notre gouvernance serait embourbée.
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