Barnier à Matignon : la rancœur de la gauche radicale
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Hier, la manifestation parisienne s’est élancée de la place de la Bastille.
© LTD / Thibaud MORITZ / AFP
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Hier, la manifestation parisienne s’est élancée de la place de la Bastille.
© LTD / Thibaud MORITZ / AFP
À 13H30, Place de la Bastille, les voitures circulent encore mais les mots sont sans concession. « Faut qu'il dégage, lance un trentenaire. Et faut rester déter'. » Dans les mains des manifestants qui arrivent, entre amis ou en famille, des affiches rouges, d'autres bleues, distribuées par des adhérents de La France insoumise. Leur slogan : « Macron destitution ». Sur des pancartes faites maison, on lit « Autocratie macronienne, résistance républicaine », « Le peuple hurle non, non, non », « Arrête de nous briser les urnes ».
À lire également
À quelques mètres, l'organisation EuroPalestine déploie une banderole « Palestine vivra », l'autre mot d'ordre du cortège de l'après-midi. À une femme qui distribue des drapeaux palestiniens, un étudiant demande : « Est-ce une bonne idée de mélanger les causes ? » Elle voudrait lui répondre, mais son voisin hurle trop fort dans le mégaphone : « Israël assassin, arrêtez d'affamer les enfants de Gaza. » La foule, de plus en plus nombreuse, reprend son cri. Les Écologistes sont là, Greenpeace aussi, le Parti communiste, Attac, des féministes et des associations LGBT, Force ouvrière, des organisations lycéennes et étudiantes... La gauche radicale et écolo est dans la rue - 160 000 personnes dans la capitale selon les organisateurs, 26 000 selon la police -, la pluie a cessé et une fanfare fait danser les militants. Les plus extrêmes, peu nombreux, affichent la couleur : « Black bloc », ont-ils écrit sur leurs tenues noires.
Olivier Faure, une « pré-primaire » pour contraindre Glucksmann. La chronique politique de Pierre Lepelletier
Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin soigne sa gauche
Ces macronistes bientôt arrimés à Pécresse
« Un patron de département ou de région est dépressif à son arrivée au Sénat » : l’avertissement de Philippe Tabarot à Renaud Muselier