Benoît Payan : « Marseille est l’avenir du pays »

Caroline Vigoureux
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Benoît Payan à la mairie de Marseille, vendredi.
LTD / CLÉMENT MAHOUDEAU/RIVA PRESS POUR LA TRIBUNE DIMANCHE

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Benoît Payan à la mairie de Marseille, vendredi.
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Cela fait maintenant trois ans et demi que Benoît Payan a pris place dans le vaste bureau du maire de Marseille, qui offre une vue grandiose sur le Vieux-Port. Son arrivée s'était faite dans des conditions un peu particulières. L'ancien socialiste avait remplacé Michèle Rubirola, l'écologiste élue en juillet 2020 grâce à une coalition de gauche qui avait pris le nom de Printemps marseillais, mettant fin aux vingt-cinq ans de l'ère Gaudin. Mais, cinq mois après son élection, elle avait démissionné et Benoît Payan, son premier adjoint, s'était alors fait élire maire par le conseil municipal. Une drôle d'histoire qui lui a valu à ses débuts un procès en légitimité. Depuis, l'homme de gauche s'est taillé une certaine popularité dans la cité phocéenne. Il est largement aidé par Emmanuel Macron, venu lui rendre visite six fois en trois ans, en mettant sur la table 5 milliards d'euros pour métamorphoser la ville à travers le plan « Marseille en grand ». Avant l'arrivée spectaculaire de la flamme olympique dans le Vieux-Port mercredi, le maire de la ville dans laquelle il est né il y a quarante-six ans a reçu La Tribune Dimanche.
LA TRIBUNE DIMANCHE- La flamme olympique arrive mercredi à Marseille. À quoi ressemblera la cérémonie?
BENOÎT PAYAN- Ça va être incroyable! Le Belem va arriver en rade nord, suivi par des centaines d'embarcations, des drapeaux, des pavillons, qui donneront à observer un spectacle maritime fou. De la corniche ou de beaucoup d'autres points de vue, on va voir cette parade maritime, une armada. L'Orchestre philharmonique de Marseille jouera au moment de l'entrée du Belem dans le Vieux-Port, pendant que le bateau arrivera lentement jusqu'à la piste de 100 mètres qui sera construite sur l'eau. Je suis né ici, mes parents, grands-parents et arrière-grands-parents aussi, nous n'avons jamais vu un truc pareil.
L'idée est-elle d'exposer Marseille aux yeux du monde entier ?
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D'abord, nous avons montré que c'était une ville qui savait accueillir des événements mondiaux, avec la Coupe du monde de rugby ou encore la venue du pape en septembre dernier. Marseille, ce n'est pas simplement ce qu'en disent les médias à Paris, qui ne parlent que des règlements de comptes, qui font des raccourcis, qui nous resservent les images d'Épinal. C'est une ville beaucoup plus complexe que cela, c'est une âme particulière. Cette ville est une cité-État, dont la France a besoin et qui a besoin de la France. Elle est l'avenir du pays et il faut être capable de le montrer.
Caroline Vigoureux