« Le lieu n'est pas encore déterminé car nous avons plusieurs demandes. » En ce vendredi après-midi, l'état-major de la direction centrale des CRS n'a pas encore décidé où allait être envoyée la CRS 8 le soir même. Cette semaine, les hommes et les femmes de « la 8 », cette force mobile spécialiste des violences urbaines de haute intensité, étaient à Dijon, Nice et Romans-sur-Isère. À Dijon, 65 sont arrivés dimanche soir au lendemain d'une fusillade qui a coûté la vie à un innocent tué d'une balle perdue dans son sommeil. Sécurisation du point de deal, appui des forces de police déjà sur place, leur présence rassure la population.
« Dès leur arrivée, la situation est devenue beaucoup plus calme, assure François Rebsamen, le maire socialiste de Dijon. Ils ont effectué des descentes, procédé à des interpellations, saisi de la drogue et des armes. La CRS 8 commence à se faire un nom, on sait que ce ne sont pas des gentils. Pour un maire, c'est toujours une bonne nouvelle quand ils arrivent. » Même son de cloche à Limoges, où la CRS 8 est intervenue trois fois, notamment lors d'émeutes urbaines à l'été 2022. « Dès le lendemain, la situation s'était calmée, indique le maire LR, Émile Roger Lombertie. ce sont de grands professionnels. » Complètement autonomes, ils ont leur propre service de restauration dans les camions et dorment le plus souvent à l'hôtel ou dans des cantonnements. « La seule chose qu'on aimerait, c'est qu'ils restent plus longtemps. »