Les élus locaux touchés par les émeutes de l'été attendent les réponses de l'exécutif avec impatience. Une semaine après la mort du jeune Nahel, le président de la République avait annoncé, à plus de 300 maires, une « loi d'urgence pour écraser tous les délais » et accélérer la reconstruction des villes touchées. C'est chose faite : le texte relatif à l'accélération de la reconstruction et de la réfection des bâtiments dégradés ou détruits au cours des violences urbaines survenues du 27 juin au 5 juillet 2023 a été promulgué par Emmanuel Macron le 25 juillet.
A la sortie de la réunion, le maire (LR) de Cannes, David Lisnard, restait sur sa faim. F
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« l'écroulement de l'autorité », le président de l'association des maires de France (AMF) défendait, auprès de La Tribune, « une concentration de l'Etat sur ses missions régaliennes, une révision de la politique migratoire et une refonte de la justice pénale des mineurs »
.L'édile a depuis été rejoint par sept autres associations d'élus. Avec l'Association des communes et collectivités d'Outre-mer, Villes et banlieue, Départements de France, Intercommunalités de France, France urbaine, Villes de France et le Forum français pour la sécurité urbaine, l'AMF vient de constituer, le 18 octobre, un Collectif inter-associations d'élus pour la sécurité et la prévention (CIAESP).