Emmanuel Macron acceptera la démission de Gabriel Attal ce mardi
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Le Premier ministre et le président de la République au Mont-Valérien, le 18 juin.
© LTD / JACQUES WITT/SIPA
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Le Premier ministre et le président de la République au Mont-Valérien, le 18 juin.
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L'opération démission se prépare. Selon nos informations, Emmanuel Macron a prévu d'accepter ce mardi celle de Gabriel Attal et de son gouvernement. De quoi permettre aux 17 ministres élus députés après ces élections législatives anticipées de participer au vote pour la présidence de l'Assemblée, programmé pour jeudi. Dans leurs ministères, ils continueront en même temps à gérer les a aires courantes. Situation baroque sinon incompréhensible aux yeux de l'opinion publique, justifiée dans le camp macroniste par l'importance de l'échéance.
Chaque voix comptera en effet dans cet hémicycle tronçonné en trois gros blocs dont aucun ne peut prétendre approcher seul la majorité absolue. Et l'élection au perchoir fixera le premier rapport de force de l'après-dissolution. C'est d'ailleurs bien à ce rendez-vous que pensait le chef de l'État quand, dimanche dernier, il a annoncé qu'il attendait « la structuration de l'Assemblée » pour « prendre les décisions nécessaires ».
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Car pendant que le pays s'enfonce un peu plus dans un épais brouillard politique, toujours sans majorité claire et sans nouveau gouvernement, un plan commence à percer à l'Élysée. Le président pense avoir trouvé une martingale pour se sortir de l'ornière dans laquelle il s'est lui-même enfoncé : il veut « inventer l'esprit de coalition à la française ». Il a d'ailleurs échangé à ce sujet avec le chancelier Olaf Scholz lors du sommet de l'Otan à Washington.