Européennes : Glucksmann, le nouveau « vote utile » à gauche
Caroline Vigoureux
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Raphaël Glucksmann en meeting mercredi à Rouen.
© LTD / Jérémy Paoloni/ABACAPRESS.COM
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Raphaël Glucksmann en meeting mercredi à Rouen.
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Vendredi, François Hollande a envoyé son livre sur l'Europe expliquée aux jeunes, dédicacé, à Raphaël Glucksmann. En décembre, l'ancien président lui prédisait un score de 12 % à 13 % pour les élections européennes du 9 juin. Ce qui était un souhait est devenu une hypothèse réaliste.
Selon notre enquête Elabe, la tête de liste des socialistes recueille désormais 12 % des intentions de vote, soit 3,5 points de plus que début mars. Le fondateur de Place publique consolide son statut de troisième homme du scrutin, devant ses rivaux de gauche. « 11 % était notre plafond. En un mois, c'est devenu notre plancher », se félicite un proche du député européen.
L'homme de 44 ans a imprimé sa marque avec une mesure phare : taxer les plus riches au niveau européen pour financer la transition écologique et sociale. L'idée est ancienne, elle est portée depuis un an par sa colistière et numéro deux de Place publique, Aurore Lalucq. Mais elle présente cet avantage de résumer à elle seule son positionnement, comme la taxe à 75 % défendue par François Hollande en 2012.
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Naturellement, Raphaël Glucksmann est devenu la cible privilégiée des macronistes et plus encore des mélenchonistes. Un exemple : en décembre, le député européen était suivi par 806000 personnes sur Instagram, faisant de lui la personnalité française comptant le plus d'abonnés derrière Emmanuel Macron. Depuis, il a perdu 17.000 abonnés. En réalité, son compte oscille entre 780.000 et 815.000 followers en fonction des campagnes de mobilisation qu'il y mène. Mais la brèche était belle, et le bras droit de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, s'est engouffré dedans pour expliquer devant plusieurs journalistes que le député européen perdait 2.000 abonnés par mois, preuve ultime du désamour des jeunes à son égard. Ces derniers jours, les mélenchonistes ont aussi rappelé sa proximité avec Nicolas Sarkozy en 2007. Ce qui a obligé l'intéressé à se justifier sur sa présence à un meeting lors de la campagne présidentielle.
Caroline Vigoureux
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