LA TRIBUNE DIMANCHE - Votre parti a officiellement investi samedi la liste de Raphaël Glucksmann. Notre sondage le place à 9 % des intentions de vote. Quel est votre objectif ?
OLIVIER FAURE - L'objectif, c'est de convaincre ! Dans un monde redevenu incertain et dangereux, nous nous engageons dans la grande confrontation. Celle qui va dominer tous les débats des prochaines années. La confrontation entre deux visions du monde, celle des socialistes et celle des nationalistes qui, en Europe, de Giorgia Meloni, Viktor Orbán à Marine Le Pen, surfent sur le malheur des peuples. Sur les défis climatique, social, géopolitique, migratoire, ces gens sans solutions n'ont à offrir que des boucs émissaires. Au moment où le monde politique salue unanimement la mémoire de Robert Badinter, il est plus que nécessaire de prolonger ses combats, notamment contre l'extrême droite. La peine de mort, ce fut hier la guillotine, c'est aujourd'hui la peine à laquelle sont renvoyés des milliers d'innocents noyés en mer Méditerranée, victimes de notre indifférence.
Pourquoi n'avez-vous pas encore trouvé d'accord avec le parti de Raphaël Glucksmann ?