Européennes : les illusions de Reconquête
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Marion Maréchal et Nicolas Bay au Parlement européen à Strasbourg, mercredi.
SATHIRI KELPA/SIPA
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Marion Maréchal et Nicolas Bay au Parlement européen à Strasbourg, mercredi.
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Marion Maréchal n'allait pas quitter le Parlement européen sans faire une bise à son oncle. « Ici, tout le monde se croise et se dit bonjour, évacue Philippe Olivier, conseiller spécial et beau-frère de Marine Le Pen. Et puis, Marion, je l'aime beaucoup. » Cela n'empêche pas l'eurodéputé Rassemblement national (RN) de penser que sa nièce se dirige vers un mur, que son espace politique va finir aspiré par Jordan Bardella. Le nouveau sondage Elabe réalisé pour La Tribune Dimanche lui donne raison : le président du RN domine ses concurrents avec 27,5 % des su rages crédités, la tête de liste zemmouriste stagne à 5 %. Au-dessous de ce seuil fatidique, point d'élus après le 9 juin. En janvier, déjà, le chiffre en a piqué plus d'un chez Reconquête. « Si ça finit comme ça, on est mal », commente alors un poids lourd.
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Au bar des eurodéputés, mercredi, Philippe Olivier s'autorise une nuance : « Il faut se méfier. Reconquête sait faire campagne, Marion aussi. » Le grognard lepéniste n'est pas le seul à se lever pour la saluer. Nadine Morano quitte sa table pour s'asseoir à celle où Marion Maréchal devise avec l'ex-RN Nicolas Bay, en quatrième position sur sa liste. Les trois taillent le bout de gras une quinzaine de minutes. La très droitière élue sarkozyste - que beaucoup chez Les Républicains (LR) aimeraient voir laissée sur la touche - a eu sa bise, elle aussi.