Le dilemme de Raphaël Glucksmann
Jules Pecnard Et Nicolas Prissette
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Raphaël Glucksmann au meeting du parti Place publique pour les européennes, le 8 octobre à Paris.
NICOLAS LIPONNE/HANS LUCAS
Jules Pecnard Et Nicolas Prissette
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Raphaël Glucksmann au meeting du parti Place publique pour les européennes, le 8 octobre à Paris.
NICOLAS LIPONNE/HANS LUCAS
Il voulait laisser aux socialistes « leur propre agenda et leur propre tempo ». Sauf que le tempo s'accélère. Candidat pour être la tête de liste du Parti socialiste (PS) aux élections européennes de 2024, Raphaël Glucksmann va être confronté à un dilemme. Depuis deux semaines, la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) est ébranlée par ses différends idéologiques sur les actes terroristes du Hamas. Procureur obstiné de Jean-Luc Mélenchon, l'eurodéputé a publiquement tancé ce dernier sur X (anciennement Twitter) en lui adressant cette mise en garde : « Nous avons une boussole, nous. Vous n'impressionnez plus personne et rdv aux européennes en effet. »
À lire également
Oui, mais avec qui ? Sur le papier, Raphaël Glucksmann a des cartes en main pour être de nouveau sur le bulletin socialiste en juin prochain. Sa constance au sujet de l'alliance avec La France insoumise (LFI), néfaste à ses yeux, plaide en sa faveur vis-à-vis d'un PS affichant désormais son désir de rupture avec les mélenchonistes. Idem pour les sondages : dans l'enquête Ifop pour Le Figaro publiée le 17 octobre, l'intellectuel social-démocrate est crédité de 9 % des suffrages, à égalité avec l'Insoumise Manon Aubry. En 2019, les deux ont péniblement dépassé les 6 %. Autrement dit, pour 2024, le ticket Glucksmann-PS a une meilleure cote.
Jules Pecnard Et Nicolas Prissette
Olivier Faure, une « pré-primaire » pour contraindre Glucksmann. La chronique politique de Pierre Lepelletier
Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin soigne sa gauche
Ces macronistes bientôt arrimés à Pécresse
« Un patron de département ou de région est dépressif à son arrivée au Sénat » : l’avertissement de Philippe Tabarot à Renaud Muselier