Le mystère de la marque LR
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François-Xavier Bellamy.
LTD / Reuters
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François-Xavier Bellamy.
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Le 23 septembre François-Xavier Bellamy est mécontent et le fait savoir. Même s'il ne s'attendait pas forcément à devenir ministre, le vice-président exécutif des Républicains est déçu de ne pas avoir été recontacté par Michel Barnier après leur entretien durant la constitution du gouvernement. À la brasserie Le Bourbon, il en discute avec quelques figures du parti dont Vincent Jeanbrun, porte-parole du groupe Droite républicaine à l'Assemblée nationale. Certains ont ensuite vu l'eurodéputé aller faire un tour au siège de LR, en face. La veille, Éric Ciotti a enfin annoncé en abandonner la présidence pour se consacrer pleinement à l'UDR, sa nouvelle formation associée à Marine Le Pen. Avant de retourner à Bruxelles, François-Xavier Bellamy a donc profité de l'occasion pour rendre visite aux permanents, plongés dans le brouillard depuis le mois de juin.
Le Versaillais disputera-t-il à Laurent Wauquiez la direction des Républicains ? Peu y croient. En tout cas, les deux hommes ont prévu de se voir demain. Revenu dans le chaudron parlementaire après la dissolution, l'ex-président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes sait qu'il va devoir bientôt gérer la question du parti. Il a évoqué le sujet lors d'un repas avec des élus proches de lui, le 24 septembre, sans être précis sur les échéances. Rebelote le mardi suivant, lors d'un pot organisé à la questure de l'Assemblée où ont été conviés des salariés de LR. « Je vous avais demandé de me faire confiance pour qu'on règle la situation », leur a-t-il dit, satisfait d'avoir pu apaiser ses relations avec Éric Ciotti et, ainsi, faciliter le divorce.
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Sauf qu'il reste encore des choses à régler. Plus ou moins condamné à soutenir l'action de Michel Barnier dans les mois qui viennent, Laurent Wauquiez aura besoin de retrouver des marges d'autonomie avec une structure à sa main. Sa stature de présidentiable - lestée par de très mauvais sondages - et ses premiers pas réussis à la tête du groupe à la chambre basse minimisent les chances d'une concurrence interne. L'horizon est encore lointain. Dans un entretien accordé au Figaro, le trésorier de LR, Daniel Fasquelle, a dit vouloir convoquer un bureau politique avant la fin octobre. L'instance constatera alors une « vacance » de la présidence et conviendra d'une date pour un congrès, lors duquel sera élu un nouveau chef.