LA TRIBUNE DIMANCHE - Vous avez été désigné cette semaine porte-parole de la liste de la majorité présidentielle pour la campagne européenne. Votre priorité va-t-elle être de taper sur le RN et Jordan Bardella ?
CLÉMENT BEAUNE - Il faudra bien sûr montrer les incohérences du Rassemblement national, le danger qu'il représente et surtout démontrer qu'il a encaissé toutes les défaites idéologiques sur le plan européen depuis cinq ans. Le RN est le parti de la sortie : celle de l'Union européenne qu'il défendait lors du Brexit, de l'euro ensuite, de Schengen et de la gestion commune des frontières jusqu'à ce qu'il recrute le patron viré de Frontex sur sa liste européenne, du commandement intégré de l'Otan jusqu'à ce que Jordan Bardella défende jeudi le contraire de ce que prônait la veille Marine Le Pen, du marché européen de l'électricité avant de se rétracter. Le RN, c'est le parti de la sortie, de la sortie de route, de la sortie de l'Histoire. Il ne cesse d'être obligé de reconnaître ses erreurs idéologiques sur l'Europe.
Trouvez-vous vraiment cela efficace de concentrer à ce point vos coups sur lui ?