Valérie Hayer, une fille d’agriculteurs face au RN
Ludovic Vigogne
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Valérie Hayer, le 14 juin 2023, au Parlement européen.
© ELIOT BLONDET/ABACA
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Valérie Hayer, le 14 juin 2023, au Parlement européen.
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Si le plan initial
avait été respecté et que Stéphane Séjourné avait été la tête de liste de la majorité en vue des élections européennes, Valérie Hayer aurait été numéro deux derrière lui. Finalement, le secrétaire général de Renaissance est devenu, le 11 janvier, ministre des Affaires étrangères au sein du gouvernement Attal. Et l'eurodéputée sortante de 37 ans sera finalement, à l'issue de moult désistements, celle qui aura été choisie par le chef de l'État pour défendre les couleurs, le 9 juin, du camp macroniste.
Le 25 janvier, Valérie Hayer avait déjà succédé à Stéphane Séjourné à un autre poste : elle est devenue présidente du groupe Renew au Parlement européen. À Strasbourg, l'ancienne collaboratrice parlementaire a su se faire une place depuis 2019 et sa première élection. Cette année-là, elle était 19
e
sur la liste menée alors par Nathalie Loiseau. Durant son mandat, elle a notamment participé en première ligne aux négociations sur le plan de relance, décidé après la pandémie de Covid.
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Dès cet automne, son nom figurait comme tête de liste possible pour la Macronie au milieu d'un nombre incalculable d'hypothèses. Début octobre, au campus de rentrée organisé par Renaissance à Bordeaux, son intervention avait
été très remarquée. Au sein du parti présidentiel, elle bénéficiait de fervents soutiens. La trentenaire est également proche de Gabriel Attal.Ludovic Vigogne