Le chef de file des centristes ne se voit pas succéder à Laurent Fabius. Proche d'Emmanuel Macron, François Bayrou préfère sa « liberté d'action et de penser » à la prestigieuse fonction de président du Conseil constitutionnel, qui sera vacante en février 2025. À 73 ans, le maire de Pau n'entend pas se retirer de la vie politique active, fut-ce pour devenir un sage. « Vous voulez me mettre à la retraite », réplique-t-il à ceux qui le verraient bien à la tête de l'institution veillant à la conformité des textes parlementaires avec la loi fondamentale. Une tâche éminemment sensible d'ici à 2027 et au-delà, selon le résultat de la prochaine élection présidentielle. Les noms d'Élisabeth Borne (qui a décliné) et d'Éric Dupond-Moretti ont aussi été évoqués. Quel que soit le candidat choisi par le chef de l'État, il devra être soumis au vote des commissions des lois de l'Assemblée nationale et du Sénat et ne pas réunir une majorité de plus de trois cinquièmes contre lui.