Nos informations confidentielles : Bruno Le Maire vers la Suisse, Alain Mic vote Gérard Larcher, Tony Estanguet...
La Tribune Dimanche

Bruno Le Maire
© LTD / Raphael Lafargue/ABACAPRESS.COM
La Tribune Dimanche

Bruno Le Maire
© LTD / Raphael Lafargue/ABACAPRESS.COM
Ministre de l'Économie et des Finances demeuré le plus longtemps en poste de la Vᵉ
République, Bruno Le Maire y sera resté un septennat, mais il est aujourd'hui pressé d'en sortir. Fier de son bilan, il défend ses choix, mais admet que les réponses n'ont pas été suffisantes, notamment face à l'appauvrissement des territoires ruraux. Ulcéré par la décision présidentielle de dissoudre l'Assemblée nationale, il ne veut plus la commenter. « Désormais, il faut se ranger derrière lui, qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, confie-t-il. Le président est la clé de voûte de nos institutions. »
Après vingt-deux ans de politique active (onze ans ministre, trois mandats de député), l'ex-collaborateur de Dominique de Villepin aspire au repos : « Il faut accepter le détachement, la lenteur et le silence. Mon chemin ne passera pas par le Parlement. Je ne sais pas si je pars pour une cure d'opposition de trois mois, trois ans ou dix ans, mais je ne vais pas m'accrocher à des postes. Non. » Bruno Le Maire, qui a démissionné de la haute fonction publique, devrait donc retrouver les joies de l'écriture qu'il n'a jamais lâchées (14 livres en vingt ans) et aurait « plusieurs pistes » pour rebondir dans le privé. Il pourrait notamment rejoindre le Forum économique mondial, une fondation suisse qui organise entre autres le rassemblement de Davos.
L'essayiste Alain Minc n'exclut pas le scénario d'une démission d'Emmanuel Macron. Dans ce cas, ce fin connaisseur des arcanes du pouvoir, longtemps proche de l'actuel président, estime que seul Gérard Larcher serait en mesure de battre Marine Le Pen. Un président du Sénat qu'il décrit comme un « anywhere qui ressemble à un somewhere ». Et d'ajouter : « Après tout, même Alain Poher [président du Sénat qui fut candidat à la présidentielle de 1969] a failli être élu chef de l'État. »
Depuis huit mois, les réalisateurs Gédéon et Jules Naudet suivent au plus près les coulisses de Paris 2024. Y compris l'intimité de Tony Estanguet, qui a été « filmé en train de se laver les dents » par les auteurs des documentaires New York : 11 septembre sur les attentats du World Trade Center et Fluctuat nec mergitur sur ceux de Paris en 2015. Les Jeux olympiques feront l'objet d'une série en quatre épisodes diffusés sur France Télévisions.
Le retour, depuis l'annonce de la dissolution, de l'ancien président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (photo, à dr.) et de l'ex-ministre de l'Agriculture Julien Denormandie (à g.), deux macronistes originels issus de l'aile gauche, aux côtés du chef de l'État, ne passe pas inaperçu au gouvernement. « Il a dissous avec des mecs de droite, conclut un ministre, faisant allusion à Gérald Darmanin et à l'ex-sénateur LR Pierre Charon, qui ont plaidé en ce sens, et il trouve des solutions avec des mecs de gauche ! »
Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.


Julien Denormandie et Richard Ferrand. (Crédit : © LTD / Carine Schmitt/Hans Lucas)
À lire également
En cas de victoire, le Rassemblement national entend privatiser au plus vite l'audiovisuel public. Mais au sein du parti lepéniste, certains temporisent. « Il ne faut pas laisser penser au marché qu'on vend dans l'urgence, qu'on brade sur un coup de tête ; on ne va pas sacrifier un bijou de famille », prévient un ponte du parti, qui espère faire monter les enchères et tirer un maximum de recettes de cette éventuelle privatisation.
La Tribune Dimanche