Nos informations confidentielles : le RN et l'AfD, la loi Mayotte divise, Reconquête tente l'union...
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Jordan Bardella.
© LTD / FREDERICK FLORIN/AFP
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Soupçonné d'espionnage au profit de la Chine, l'eurodéputé allemand d'extrême droite Maximilian Krah a vu ses bureaux de Bruxelles perquisitionnés.
L'identitaire radical et prorusse, tête de liste de l'AfD, devrait se faire discret jusqu'au 9 juin. Cela tombe bien : il est la principale source des tensions entre son parti et le Rassemblement national. Lesquels vont constituer, d'après les sondages, les deux plus gros contingents d'élus du groupe Identité et Démocratie, où ils siègent au Parlement européen et qui était jusqu'à maintenant dominé par la Lega. Le parti populiste italien étant désormais dans les choux, le RN peut prétendre au leadership du groupe mais devra régler sa cohabitation avec ses amis allemands. « Si on veut peser et viser les 80 sièges [sur 720], il nous faut l'AfD, concède un pilier de la délégation frontiste. Et au pire, si on n'a que des emmerdes avec eux d'ici à 2027, peut-être qu'on fera un groupe plus petit... mais plus tranquille. » Un autre n'exclut pas qu'un troisième courant d'extrême droite apparaisse à Strasbourg, débarrassé de l'AfD et avec un RN tendant la main à des mouvements ayant exercé le pouvoir dans leur pays, comme le Fidesz en Hongrie. « Tout se fera en fonction de l'objectif présidentiel de Marine Le Pen », résume notre source.
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L'examen du futur projet de loi sur la suppression du droit du sol à Mayotte inquiète de plus en plus au sein de la majorité. « C'est le sujet qui peut permettre à certains députés de partir », a alerté Sylvain Maillard, le patron du groupe Renaissance à l'Assemblée, lors d'un échange avec le Premier ministre. Pour souligner malgré tout la détermination de l'exécutif, le chef de l'État présentera lui-même le 17 mai les grandes orientations du texte aux élus mahorais.
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