Les jeunes, nouveaux invisibles de la République

Nicolas Prissette
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À Montauban, en mai 2022.
© LTD / PATRICIA HUCHOT-BOISSIER/ABC/ANDIA.FR

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À Montauban, en mai 2022.
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Vaut-il mieux avoir 20 ans en France ou 70 ans ? Le panorama de la jeunesse dressé par une vaste étude du Cercle des économistes, que La Tribune Dimanche publie en exclusivité, invite à se poser cette question dérangeante. Les 18-30 ans apparaissent à l'écart de la vie de la cité, souvent déprimés, voire très fragiles. Leur place leur semble insignifiante. Si bien qu'ils croient de moins en moins en la politique pour répondre aux enjeux du monde, alors qu'ils sont prêts à s'engager pour y faire face.
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Qu'on en juge. Selon les données de cette enquête réalisée en amont des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, qui se tiennent début juillet, une large majorité des jeunes (64 %) ne se sent pas représentée en politique. La proportion est encore plus forte pour les filles. Dans ce tableau qui ressemble à un désert démocratique, la figure du président de la République est la seule qui pourrait représenter - au minimum - les moins de 30 ans, pour seulement 12 % d'entre eux. Même les maires font moins (9 %) alors que les élus locaux sont, dans toutes les enquêtes politologiques, considérés comme étant les plus proches des citoyens.

Nicolas Prissette