Remaniement : Attal, l'arme anti-RN de Macron
Jules Pecnard et Caroline Vigoureux
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A 34 ans, Gabriel Attal est le plus plus jeune Premier ministre
Lafargue Raphael/ABACA via Reuters Connect
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A 34 ans, Gabriel Attal est le plus plus jeune Premier ministre
Lafargue Raphael/ABACA via Reuters Connect
Un nouveau Premier ministre en guise de premier acte de campagne pour les élections européennes ? C'est ainsi qu'est interprété, au sein de la majorité présidentielle comme des oppositions, l'envoi de Gabriel Attal à Matignon par Emmanuel Macron, en remplacement d'Elisabeth Borne, à cinq mois jour pour jour du scrutin. Le ministre de l'Education nationale devient à 34 ans le plus jeune Premier ministre de l'histoire de la Ve République, battant le record de Laurent Fabius. Les réticences des grognards macronistes - François Bayrou, Richard Ferrand, Bruno Le Maire, etc - ont généré un léger flottement, mais aucun rétropédalage.
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En nommant ce fidèle de la première heure, député des Hauts-de-Seine bombardé dès 2018 secrétaire d'Etat auprès de Jean-Michel Blanquer, puis porte-parole du gouvernement, puis ministre du Budget avant son retour rue de Grenelle, le président fait un choix politique plutôt commode. Il n'élargit pas au-delà de son camp, mais il coche plusieurs cases. D'abord, après la séquence de la loi sur l'immigration, qui a profondément fracturé son camp, il lui fallait un Premier ministre apte à réconcilier son aile gauche (dont Gabriel Attal est issu, même si ses récentes prises de position l'en ont distancié) et son aile droite. C'est le cas.
Jules Pecnard et Caroline Vigoureux
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