Récit : cent-cinquante jours dans les pas de Gabriel Attal
Ludovic Vigogne
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Le 7 novembre, à Paris, au lycée Pierre-Gilles-de-Gennes en compagnie de Brigitte Macron.
© Eliot Blondet/ABACAPRESS.COM
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Le 7 novembre, à Paris, au lycée Pierre-Gilles-de-Gennes en compagnie de Brigitte Macron.
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À l'Élysée, Gabriel Attal fait face à Brigitte Macron. C'est la troisième fois qu'ils déjeunent ensemble. Au tout début de son aventure, quand il était devenu secrétaire d'État à la Jeunesse lors du premier quinquennat, la première dame avait invité le jeune espoir macroniste à sa table. Par la suite, il l'avait convié au porte-parolat, où il avait entre-temps été nommé.
Désormais, tout a changé. Le trentenaire a pris du poids. Depuis un mois, il est devenu ministre de l'Éducation nationale. Rue du Faubourg-Saint-Honoré, depuis 2017, l'épouse du chef de l'État a toujours suivi plus qu'un autre ce sujet-là. Aujourd'hui, Gabriel Attal est venu accompagné de sa directrice de cabinet et de son conseiller spécial. Avec Brigitte, ils passent en revue ce qu'ils feront ensemble l'automne qui vient. La lutte contre le harcèlement, la lecture, la scolarisation des enfants malades sont des dossiers auxquels elle est particulièrement attachée. Ils actent aussi le fait de déjeuner ensemble une fois par trimestre. Durant le repas, le président passe une tête, accompagné du chien Nemo.
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Plus tôt dans la matinée, Gabriel Attal a tenu une conférence de presse où il a dévoilé ses chantiers. Il a promis un « choc des savoirs » pour lutter contre la baisse inquiétante du niveau des élèves. La veille, il a déjà frappé un grand coup. Invité du 20 Heures de TF1, il a annoncé l'interdiction de l'abaya dans les enceintes scolaires. « Il y avait chez les chefs d'établissement une attente de règle claire au niveau national, elle est donnée », a-t-il assené. Sa consigne fait depuis la une de l'actualité. L'objectif est atteint. Les bases du style Attal sont posées : des annonces cash et concrètes suivies d'effet. On appelle cela la « parole performative ». C'est la marque qu'il veut imprimer.
Ludovic Vigogne