
« Rendez-nous Fedorov » : en Ukraine, la colère gronde après l'éviction du ministre de la Défense par Zelensky
En limogeant cette semaine Mykhaïlo Fedorov, le président ukrainien a déclenché une crise politique majeure. Saura-t-il calmer la colère ?
En qualifiant Emmanuel Macron (23,9%) et Marine Le Pen (21,4%) au second tour de la présidentielle, les Français ont imposé une débâcle historique aux deux grands partis historiques qui se partagent le pouvoir depuis plus de trente ans : Le Parti socialiste et Les Républicains.
Le candidat de la droite, François Fillon (LR), termine aux portes du second tour avec 19,9% des suffrages, quand Benoît Hamon (PS) reçoit une véritable claque en ne recueillant que 6,2% des voix. Le candidat socialiste réalise le plus mauvais score pour son parti depuis 1969, où Gaston Defferre (SFIO) avait réalisé un score de 5%.
Tous deux ont appelé hier à voter Emmanuel Macron pour le second tour, pour faire barrage à l'extrême droite de Marine Le Pen. La bataille de la présidentielle pour eux, comme pour leur formation politique est terminée, l'heure est à la reconstruction et aux tours suivants : les législatives. Des questions que chacun des partis vont certainement aborder lors de leur bureau politique. Les dirigeants du PS se réunissent ce lundi matin et son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, doit s'exprimer à la mi-journée. Côté Les Républicains, un comité politique est réuni depuis 10 heures et le bureau politique aura lieu à 17 heures.
Avec une campagne minée par les affaires, François Fillon n'est pas parvenu à se hisser au second tour. Mécontent de leur candidat, les ténors de LR ont descendu dans les règles et sans ménagement le député de paris.
Dans un communiqué, le président de la Région PACA, Christian Estrosi, a qualifié le score de son candidat d'un des plus "grands gâchis de l'historique politique" pour la droite française. Le candidat LR en a pris pour son grade également avec Nadine Morano. Ce serait "l'enterrement de notre famille politique" si les législatives étaient menées par François Fillon, a jugé la député européenne au micro de France Info ce matin.
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Positionné entre Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, le candidat socialiste s'est fait siphonner ses voix, figeant la fracture déjà présente au sein du parti entre les frondeurs et les socio-libéraux. Il faut dire que certains ont participé à cet effondrement, Manuel Valls ayant déclaré qu'il voterait pour le candidat d'En Marche !
Invité de France Inter ce lundi matin, l'ancien Premier ministre a appelé Emmanuel Macron à ne pas répéter l'erreur de Jacques Chirac qui n'avait gouverné qu'avec la droite après avoir battu le Front national en 2002. Manuel Valls entend clairement participer à la nouvelle majorité que pourrait bâtir Emmanuel Macron.
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Pour le Parti socialiste, après l'échec spectaculaire de Benoît Hamon, "c'est la fin d'un cycle, c'est la fin d'une histoire", insiste Manuel Valls. Reste à savoir si les ténors du parti sont prêts à se ranger derrière la position de l'ancien Premier ministre. Évoquée depuis un certain temps, l'heure de la clarification au PS est enfin arrivée.
(avec Reuters)