Retraites, l'autre gros sujet qui fâche les candidats à la présidentielle

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A coup sûr, on allait voir les candidats s'échauffer en abordant la question des retraites. Et ça n'a pas loupé. Le sujet des retraites, un des plus clivants dans le débat politique hexagonal (citons les 35 heures...), a particulièrement bien mis en évidence les divergences de programmes entre les cinq candidats lors du débat télévisé d'hier soir lundi 20 mars sur TF1 et LCI.
Parmi les arguments marquants, François Fillon comparait le programme de Marine Le Pen à "la gauche en 1981", quand Jean-Luc Mélenchon, lui, voulait revenir au départ à 60 ans.
A la candidate du FN qui venait d'affirmer qu'il fallait recréer du travail "et pas demander en permanence aux Français des sacrifices" via les retraites, le candidat de la droite a jugé que sur ce sujet "le programme de Mme Le Pen, c'est le programme commun de la gauche en 1981". François Fillon se lançait ainsi dans un ardente diatribe:
L'âge légal de départ a été relevé de 60 à 62 ans à partir de la génération née en 1955 par la réforme des retraites de 2010. Pour bénéficier d'une retraite à taux plein, il faut avoir atteint l'âge légal mais aussi avoir cotisé suffisamment (166 trimestres, soit 41,5 ans pour la génération 1955).
Le candidat d'En Marche! Emmanuel Macron a ensuite estimé ce que proposait M. Fillon reviendrait à "faire des économies sur celles et ceux qui vont partir à la retraite", des économies sur "le dos des Français".
Le socialiste Benoît Hamon a défendu la possibilité de "partir plus tôt" pour ceux ayant connu un métier pénible mais aussi sa proposition consistant à pouvoir transférer des trimestres à son conjoint pour avoir plus rapidement une retraite à taux plein.
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Quant à Jean-Luc Mélenchon, il a plaidé pour revenir à la retraite à 60 ans et aux 40 annuités, jugeant "incroyable qu'on soit revenu au niveau où on en était quand elles (les retraites) ont été créées en 1910". Pour cela, "il faut et il suffit que les femmes soient payées comme les hommes et, à partir de là, les cotisations sociales auxquelles ça donnerait lieu équilibreraient le régime", selon le candidat de La France insoumise.
(avec AFP)
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