Sarkozy et sa garde rapprochée demandent à Fillon de céder sa place

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Après le baroud de François Fillon, hier dimanche au Trocadéro, censé éteindre l'incendie, celui-ci semble reprendre de plus belle. Ce lundi matin encore, dans cette présidentielle qui défie les lois du genre, les annonces se succèdent donc en rafale : après le discours d'Alain Juppé à 10h30 depuis Bordeaux, l'appel de Georges Fenech vers midi (lire plus bas), les fidèles de Nicolas Sarkozy, réunis à Paris, ont annoncé vers 13h30, avoir convenu de demander à François Fillon de se choisir un successeur.
Pour eux, désormais aussi, il n'y a pas d'autre solution pour sortir de l'impasse provoquée par l'affaire des emplois présumés fictifs qui éclabousse le candidat de la droite à la présidentielle, a déclaré un participant à la réunion.
L'ancien président a réuni lundi matin sa garde rapprochée, dont Christian Jacob, François Baroin, Luc Chatel et Brice Hortefeux, pour tenter de trouver une solution.
Le président du groupe "Les Républicains" à l'Assemblée nationale, Christian Jacob, "a été mandaté par le groupe d'élus sarkozystes pour rencontrer Fillon et lui demander de se choisir un successeur", a déclaré le participant.
Peu avant, vers midi, le député "Les Républicains" Georges Fenech, a appelé lundi sa famille politique à se rassembler autour de François Baroin afin que ce dernier puisse constituer une candidature crédible à l'élection présidentielle à droite, y compris en cas de maintien dans la course de François Fillon, menacé de mise en examen.
Le terme d'obstination est celui-là même employé deux heures plus tôt par Alain Juppé pour dénoncer la gestion de la crise dans laquelle François Fillon et son entourage sont plongés depuis plus d'un mois, "obstination" qui conduit à une "impasse".
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Georges Fenech poursuivait :
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"Face au retrait définitif d'Alain Juppé", "face à la prise d'otage de l'élection présidentielle par François Fillon" "dont l'élimination dès le 1er tour apparaît inéluctable", Georges Fenech appelle sa "famille politique à reprendre son destin en main et à en revenir à l'esprit de nos institutions de la 5e République".
(Avec Reuters)
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