Hamon sermonne Gattaz qui "défend assez mal l'entreprise française"

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Depuis cinq jours, le candidat PS à la présidentielle et le numéro un du Medef se livrent à une guerre ouverte par médias interposés.
Le duel entre les deux hommes a débuté dimanche, lorsque Pierre Gattaz a estimé dans Le Parisien que Benoît Hamon était "dans un scénario destructeur pour l'économie française".
Réponse cinglante du socialiste le lendemain, lundi 10 avril :
Mardi, le numéro un du Medef, lors de sa conférence de presse mensuelle, enfonçait le clou en qualifiant tout à la fois Benoît Hamon (PS), Marine Le Pen (FN) et Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise) d'"apprentis sorciers de l'économie".
Dans une lettre, publiée mardi après-midi dans Les Echos ("La lettre cinglante de Hamon à Gattaz"), le candidat socialiste a alors accusé son interlocuteur de se "ridiculiser". Face aux critiques du président du Medef, fils d'Yvon Gattaz fondateur de l'entreprise Radiall, sur le revenu universel, il lui écrit:
Dans un nouveau courrier, Pierre Gattaz rétorquait :
Jeudi matin, sur Sud Radio, Benoît Hamon repartait à l'offensive :
Dernière passe d'armes en date, toujours ce jeudi 13 avril, le patron des patrons a envoyé une nouvelle lettre à Benoît Hamon pour l'interpeller sur son plan pour créer 1 million d'emplois en France... un plan qui reprend un des slogans de Pierre Gattaz qui lui a souvent été reproché.
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Dans cette missive que l'AFP s'est procurée, le patron des patrons y répète les conditions nécessaires selon lui pour créer des emplois en France: "des mesures de simplification d'un environnement devenu trop compliqué", "une politique résolue de baisse de la pression fiscale pesant sur les entreprises", et "une politique suivie et cohérente de confiance et de coopération avec les chefs d'entreprises".
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Il y défend en particulier le Pacte de responsabilité, critiqué par le candidat socialiste, et appelle à la baisse des dépenses publiques, à l'inverse de ce que propose M. Hamon.
(Avec AFP)
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